Bienvenue sur ce blog dont le but est de montrer la dangerosité du métier de Policier au travers d'articles de presse, de vidéos et de diaporamas.

Ainsi plus de cinq mille d'entre eux sont blessés chaque année en service. Une tendance en hausse.

Aucune des missions auxquelles ils prennent part n'est sans risque.



jeudi 22 mai 2008

Lyon (69) : Bagarre générale à la sortie de l'avion

Six personnes d'une même famille, originaire de Meyzieu, ont été interpellées et déférées avant-hier à un juge d'instruction de Lyon, mises en examen pour violences volontaires aggravées, à l'issue d'une affaire spectaculaire qui s'est déroulée à la sortie d'un avion, en plein cœur de l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry.
Ce qui pouvait paraître comme un banal conflit entre usagers impatients au départ d'un vol, comme on en voit à la poste ou à la gare, a dégénéré en bataille à l'arrivée de l'avion, avec six blessés à déplorer. Dimanche, un incident survient à l'embarquement du vol BIE 7511, à Marrakech au Maroc. Des voyageurs font remarquer à un couple qu'il ne respecte pas la file d'attente à l'enregistrement. Ce qui provoque des échanges acides, des insultes. « Vous allez voir ce qui va vous arriver » lance un protagoniste, sans plus de précision. Les choses semblent se tasser, l'avion arrive à Lyon à 14 h 30. Mais à la porte d'arrivée 17, un comité d'accueil attend fermement. Le couple semble avoir prévenu par téléphone sa famille pour se venger de l'affront initial. Éclate alors une véritable bagarre, sous le regard effaré des voyageurs. La famille assaillante est armée d'une barre de fer, l'arme aurait été utilisée par la mère et une fille, selon les premières investigations.
Les autres membres frappent à coups de poing et de pied. La famille visée, qui rentrait de voyage avec des enfants, compte quatre blessés, avec à la clé des incapacités totales de travail de sept à quatorze jours et une nuit d'observation à l'hôpital. Un fonctionnaire de la police aux frontières (PAF) est aussi touché lors d'une intervention délicate, avec des blessures qui motivent sept jours d'arrêt de travail. Face au tumulte inquiétant, une dame âgée de 75 ans subit un début de malaise. Une enquête a été promptement menée par la brigade judiciaire de la PAF. Les images vidéo du système de surveillance ont permis d'identifier les auteurs présumés de violences et de débrouiller l'enchaînement des circonstances. « La vidéo permet une surveillance efficace du site, l'aéroport est un endroit stratégique, un lieu protégé, on ne peut pas se livrer à ce type de comportements » confie un officier de la police aux frontières, « les auteurs de troubles doivent savoir qu'ils seront retrouvés. » Face à un événement survenu dans un secteur sensible, très fréquenté, le parquet de Lyon a opté pour l'ouverture d'une instruction judiciaire. La qualification retenue vise plusieurs circonstances aggravantes. La préméditation, la réunion, l'utilisation d'une arme et des faits commis « dans un lieu destiné à l'accès à un moyen de transport collectif de voyageurs ». Deux mandats de dépôts ont même été requis. La décision devait être rendue par le juge des libertés et de la détention dans la soirée.

source : Le Journal de Saône et Loire (21 mai 2008)

Paris (75) : Manifestation des pêcheurs - quatre policiers blessés

Quatre policiers ont été blessés, dont trois sérieusement, ce matin par des projectiles lors de la manifestation de quelque 200 marins-pêcheurs devant le ministère de l'Agriculture et de la pêche, a annoncé la préfecture de police. Les manifestants, qui protestent contre la hausse des carburants, ont lancé une centaine de fumigènes et de fusées de détresse en direction des forces de l'ordre qui bloquaient la rue de Varennes, où se trouve le ministère. L'un des policiers a été grièvement blessé à la jambe par un tir tendu de fusée de détresse. Des appels au calme ont été lancés par les représentants de la délégation reçue par Michel Barnier

source : Ouest France (21 mai 2008)

mardi 20 mai 2008

Auxerre (89) : Il donne un coup de barre de fer dans la porte du commissariat

Que lui est-il passé par la tête ? Un Auxerrois de 38 ans qui se promenait avec une barre de fer a utilisé son ustensile pour taper sur la porte du commissariat d'Auxerre, samedi, vers 18 h 50. Lors de son interpellation par la brigade anticriminalité, l'homme a frappé l'un des policiers. Blessé, ce dernier s'est vu délivrer une semaine d'arrêt de travail. Son agresseur devra faire l'objet d'une expertise psychiatrique avant que le parquet ne statue sur son sort.

source : L'Yonne Républicaine (20 mai 2008)

Toulouse (31) : Des cambrioleurs foncent sur un policier

Un policier à scooter a été volontairement heurté, hier vers 16 heures rue Doujat, dans le quartier de Lardenne, à Toulouse, par une équipe de cambrioleurs qui prenaient la fuite à bord d'une Mercedes volée dernièrement à Colomiers. Les policiers en patrouille dans le secteur avaient repéré la voiture suspecte aux abords d'une habitation. Alors que les forces de l'ordre s'apprêtaient à intervenir, les malfaiteurs n'ont pas hésité à foncer en voiture sur l'un des fonctionnaires qui a chuté. Le policier a fait usage de son arme et a tiré à plusieurs reprises en direction des fuyards. Peu de temps après, la voiture est une nouvelle fois repérée aux Pradettes où les policiers de la Bac interpellent trois individus. Ils ont été placés en garde à vue.

source : La Dépêche du Midi (20 mai 2008)

Reims (51) : Policiers menacés de mort - prison ferme aux jeunes

Deux jeunes de 20 et 25 ans ont été condamnés à des peines de 3 et 9 mois de prison ferme, hier, par le tribunal correctionnel de Reims. Le 29 avril dernier, ils avaient été condamnés par la même juridiction (l'union des 29 avril et 2 mai) à six mois de prison ferme pour avoir participé au « caillassage » de policiers intervenus dans le quartier Orgeval à la suite de la découverte d'une voiture contenant 47 kg de résine de cannabis.
Juste après le prononcé du jugement, les deux jeunes ont été emmenés en fourgon cellulaire jusqu'à la maison d'arrêt. Pendant le trajet, ils ont proféré des menaces de mort à l'encontre des quatre policiers qui les escortaient ainsi qu'à l'encontre d'une jeune femme gardienne de la paix qui avait été à l'origine de leur interpellation. Les quatre policiers ont émis des témoignages concordants selon lesquels Hakim Dekkal les aurait prévenus qu'ils auraient « dans six mois, intérêt à sortir avec les (gilets) pare-balles. J'irai en prison pour quelque chose : j'aurai buté un flic ». Hakim Leghbali n'était pas en reste. Il a averti les policiers qu'il allait « mettre leurs têtes à prix. Un contrat avec des clandestins, ce n'est pas cher, 500 euros par tête. » À l'encontre de la jeune femme gardienne de la paix, les propos ont été d'une extrême violence, comme n'a pas manqué de le noter la présidente, Mme Maderolle, et ses assesseurs.
À la barre du tribunal, Hakim Leghbali a nié totalement avoir proféré de quelconques menaces à l'encontre des policiers : « C'est leur parole contre la mienne, » reconnaît-il. S'il a nié dans un premier temps, Hakim Dekkal a fini par reconnaître du bout des lèvres : « C'est ma bouche qui a parlé. J'ai peut-être tenu des propos un peu menaçants ». L'avocat des policiers a souligné que la jeune gardienne de la paix n'a pas déposé plainte contre les deux prévenus. « Elle ne veut pas envenimer les choses et elle a peur. »
Le procureur de la République adjoint a requis 18 mois de prison ferme à l'encontre des deux jeunes « dont les propos dépassent ce que l'on peut tolérer ».
Me Nicolas reconnaît que son client, Hakim Leghbali, « a été vexé par la condamnation prononcée à son encontre. Il a ressenti une injustice. Il a sans doute eu des mots contre l'institution en général, mais pas contre les policiers présents en particulier ».
Me Amourra pour la défense d'Hakim Dekkal a insisté pour que son client assume ses propos. « Aujourd'hui, il est prêt à mettre fin à son bras de fer avec la police. Les propos qu'il a tenus dans cette estafette, dans ce huis clos policier, n'étaient pas dirigés contre les personnes présentes mais plutôt contre celles qui étaient à l'origine de son interpellation. »
Le tribunal a condamné Hakim Leghbali à neuf mois de prison ferme et Hakim Dekkal à trois mois ferme.

source : L'Union (20 mai 2008)

Marseille (13) : Des affrontements ce matin entre CRS et agents du Port autonome

Le Vieux-port a été le théâtre d'une bataille rangée entre manifestants et CRS

La colère des agents du Port autonome qui protestent contre le projet de réforme du statut des ports en examen aujourd'hui au Sénat, est montée d'un cran aujourd'hui à Marseille. En milieu de matinée, une véritable bataille rangée a opposé les CRS et les manifestants (quelques centaines) devant l'Hôtel de ville. Dès le départ, on sentait bien que la moindre étincelle pouvait allumer la mèche et provoquer l'affrontement.

Et, c'est un refus des forces de l'ordre qui a mis le feu aux poudres. En effet, après leur rencontre avec Martine Vassal (Jean-Claude Gaudin et Roland Blum se trouvant tous les deux à Paris. Le maire de Marseille au sénat, le premier adjoint à l'Assemblée), adjointe à la qualité de la vie de la municipalité, les manifestants ont demandé à tenir une conférence de presse devant l'Hôtel de ville. Le "niet" des policiers n'a pas plu mais alors pas du tout à ceux qui protestent contre la réforme gouvernementale des ports autonomes.

Conséquence immédiate : des objets divers ont volé en direction des CRS dont l'un d'eux a été sérieusement blessé à la tête, par un marteau. Les forces de l'ordre ont riposté sans attendre à l'aide de gaz lacrymogènes. L'affrontement s'est durci et le quai de la mairie a été le théâtre d'une grande bagarre généralisée. Un véhicule de police a bien failli en faire les frais et se retrouver détruit par les flammes, si le début d'incendie n'avait pas été éteint à temps.

Une confusion s'en est suivie avec notamment des agents du port qui se sont retrouvés dans le parking situé derrière la mairie. Les échauffourées ses sont étendues aux abords de la Joliette et une bombe lacrymogène s'est retrouvée sur le balcon d'un appartement. L'affrontement a pris fin vers 11h30.

La CGT par cette action a-t-elle voulu montrer au gouvernement toute sa détermination dans sa lutte contre la réforme des ports du gouvernement Fillon ? En tout cas les leaders syndicaux, comme Pascal Galéoté, ont indiqué qu'ils voulaient à tout prix "que s'ouvrent des négociations" et que l'affrontement trouve une issue.

source : La Provence (20 mai 2008)

vendredi 16 mai 2008

St-Juéry 81) : L'homme trop bruyant blesse deux policiers

Une banale intervention pour tapage diurne s'est terminée par l'agression d'une fonctionnaire de police, mardi soir, à Saint-Juéry. Vers 18 h, la police est appelée rue de Pratviel par des résidants qui se plaignent que leur voisin écoute la musique trop fort. Trois fonctionnaires du roulement se rendent sur place. Deux montent à l'appartement d'où provient la musique et frappent à la porte. Un homme âgé d'une trentaine d'années leur ouvre. Dès qu'il voit les uniformes, il profère des insultes et essaie de refermer la porte. Les deux policiers réussissent à rentrer et lui demandent simplement d'arrêter la musique. Au lieu de quoi, ils reçoivent un flot d'injures.

« JE VAIS TE CREVER ! »

Le niveau sonore n'a toujours pas baissé. Soudain, le jeune homme perd le contrôle de ses nerfs, enlève sa montre et quelques effets et se dirige vers un des policiers en lui lançant « Je vais te crever ». Les deux policiers, clairement menacés, n'ont d'autre solution que de maîtriser l'individu surexcité. Mais l'interpellation s'avérera difficile. La preuve : une fonctionnaire sera blessée au poignet. Grosse entorse ou fracture du scaphoïde, elle attendait les résultats des radios mais se trouve d'ores et déjà en arrêt de travail pour 5 jours.

La brigade anticriminalité a été appelée en renfort pour escorter l'homme jusqu'au commissariat. Durant le trajet, il couvrira le véhicule de la BAC de crachats. Le début de la garde à vue ne sera pas plus tranquille : même menotté, l'intéressé réussira à donner un coup de pied au visage d'un policier qui aura la lèvre tuméfiée.

S'il avait baissé la musique, le jeune homme ne risquait qu'une simple contravention pour tapage diurne, ce qui relève de la justice de proximité.

Au lieu de ça, il devra répondre d'outrage et rébellion et violences à l'encontre d'agents dépositaires de l'autorité publique, cette fois devant le tribunal correctionnel d'Albi.

source : La Dépêche du Midi (16 mai 2008)

Chanteloup-les-Vignes (78) : Il se jette par la fenêtre et mord un policier

Un Homme de 20 ans a été placé en garde à vue hier, au commissariat de Conflans-Sainte-Honorine. La justice reproche à ce jeune homme d'avoir mordu un policier après avoir tenté d'échapper aux forces de l'ordre en se jetant par la fenêtre. Vers 11 heures, dans la cité de la Noé, à Chanteloup-les-Vignes, les policiers frappent à la porte du jeune homme. « Il devait effectuer une peine de prison, explique un enquêteur. La veille, il s'était montré violent et avait réussi à échapper à la police. » Hier matin, après avoir sauté du deuxième étage, il a mordu un fonctionnaire avant d'être maîtrisé. Il a été brièvement hospitalisé à Poissy, puis conduit au commissariat.

source : La Parisien (16 mai 2008)