
Le conducteur d’un camion volé a parcouru des dizaines de kilomètres hier avec la police à ses trousses . Sa course s’est terminée à contresens sur la nationale 4.
Tout a commencé vers 8 h 30, entre Melun et Pontault-Combault, lorsque les policiers repèrent le camion dérobé quelques heures plus tôt. A son bord, un homme issu de la communauté des gens du voyage, qui vit dans un campement de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). Il compte à son actif deux fiches de recherche : pour exécution de peine et pour violences sur des policiers d’Evry (Essonne) sur lesquels il aurait jeté une plaque d’égout lors d’une poursuite. L’homme s’engage sur la Francilienne, en direction du nord. Très vite, un dispositif d’interception se met en place à chacune des sorties de la N 104. A Noisiel, il est pris en chasse par les policiers. Le chauffeur entame une course folle à travers les rues étroites de la ville. Il garde le rythme dans Lognes. A Torcy, il passe sous les fenêtres de la sous-préfecture, en bondissant sur chaque ralentisseur, à la stupéfaction des témoins. Il file vers Collégien.
Un camion se met en travers de son chemin pour tenter de l’arrêter mais il force le passage. Il percute plusieurs voitures et manque de heurter un bus. L’homme est déterminé. Il redescend vers le sud par les petites routes, traverse Pontcarré et Roissy-en-Brie. Une voiture de police se met à sa hauteur pour l’intercepter. Le camion la heurte sur le côté et arrache son rétroviseur. Un peu plus tard, un second véhicule du commissariat le double et ralentit. Peu importe : le poids lourd le pousse, faisant fumer ses pneus. Au total, cinq fonctionnaires sont légèrement blessés.
Le nomade continue sa course folle. A Ozoir-la-Ferrière, il réussit à prendre la nationale 4… à contresens. Il roule sur le bas-côté en herbe sur une centaine de mètres et finit par glisser dans le fossé. Sa tête heurte violemment le pare-brise. Il est sonné mais prend tout de même la fuite en courant à travers les bois, où il sera vite rattrapé. Fin de la cavale. Placé en garde à vue par le commissariat de Pontault-Combault, il est transporté à l’hôpital. Les enquêteurs découvriront qu’il circulait sans permis de conduire et sous l’emprise de cannabis.
La nationale 4 a dû être fermée à la circulation pendant plusieurs dizaines de minutes, le temps de dégager le camion et les arbres endommagés dans l’accident.