Bienvenue sur ce blog dont le but est de montrer la dangerosité du métier de Policier à travers des articles de presse, de vidéos et de diaporamas.

Plus de cinq mille d'entre eux sont blessés chaque année en service. Une tendance en hausse.

Aucune des missions auxquelles ils prennent part n'est sans risque.

De même, les militaires de la Gendarmerie Nationale et les agents des Douanes et des Polices Municipales sont soumis aux mêmes dangers. Désormais, le blog s'ouvre à ces autres composantes de la sécurité intérieure.




mardi 31 août 2010

Troyes (10) : Un an pour sanctionner l'agression d'un policier

« J'ai vu le couteau près de moi.» Les quelques mots de la fonctionnaire de police auront suffi au tribunal pour décider de la culpabilité du prévenu

Samir Demiri a tout tenté pour échapper à huit mois de prison. Jusqu'à menacer un fonctionnaire de police dans l'exercice de ses fonctions. À l'audience où il comparaissait selon la procédure de comparution immédiate, un témoignage a suffi pour lever le doute.
Le 27 août dernier, trois policiers se dirigent vers l'appartement de Samir Demiri. Depuis peu, son nom apparaît sur le fichier des personnes recherchées.
Il le sait et il joue la discrétion. Alors, lorsque les policiers frappent à sa porte, il espère leur échapper. Par la porte arrière, mais aussi par la fenêtre, en vain. Puisqu'il sait ne plus pouvoir reculer, Samir Demiri ouvre la porte-fenêtre et laisse pénétrer un fonctionnaire dans son appartement.
Mais personne n'a vu qu'il dissimulait un couteau de cuisine. C'est lorsque le second policier s'avance à son tour que son collègue intervient.
« J'ai juste vu le couteau près de moi », indique la fonctionnaire, « il ne l'a jamais tenu sous sa gorge. » Car c'est bien la ligne de défense de Samir Demiri. « Je voulais les impressionner. »
Il aurait placé le couteau au niveau de son cou, ce que le fonctionnaire aurait pris pour une tentative d'agression. Mais les quelques mots posés de la jeune femme viennent ruiner

tous les espoirs du prévenu. Tout comme ceux de son collègue qui se trouvait à l'intérieur : « Il a armé le bras en direction de la collègue qui rentrait. »

Peine plancher

« Je ne voulais pas tuer la policière, quand même pas… ». L'ombre de la peine plancher plane au-dessus de la tête de Demiri.
Il le sait et tente vainement de s'en sortir. Rien qui ne puisse émouvoir le représentant du ministère public qui requiert un an assorti d'un mandat de dépôt. « La lame était pointée en direction du policier, au niveau du bassin. C'en est assez pour caractériser les violences. »
À son tour, Me Billion s'emploie à faire écho à la version de son client : « Je ne crois pas qu'il soit établi qu'il a utilisé le couteau avec l'intention de porter un coup. » Le conseil de Samir Demiri plaide la relaxe dans un dossier, « où deux versions sont opposées ».
Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur en condamnant Samir Demiri à un an de prison ferme.
Un mandat de dépôt a été prononcé à l'audience.

source : L'Est Eclair (31 août 2010)

Reims (51) : il frappe un pompier et mord un policier

Dimanche vers 5 heures du matin, un Rémois de 22 ans a « piqué » une crise de nerfs rue Ambroise-Petit.
Il a menacé de se jeter par la fenêtre avant de frapper d'un coup de poing au visage l'un des pompiers venus le secourir.
Lors du pugilat, l'excité a également mordu la main d'un brigadier-chef de police.
Loin de se calmer au commissariat, il a baissé culotte pour exhiber ses attributs et son postérieur à une policière.
L'homme était complètement saoul. Redevenu calme après avoir cuvé ses libations, il fera l'objet d'une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.

source : L'Union (31 août 2010)

Toulouse (31) : Il tente de poignarder le policier

Un homme a eu la mauvaise idée, samedi en fin de journée, de vouloir dérober un sac, près de la place Arnaud-Bernard à Toulouse. Au même moment, vers 18 h 30, un dispositif de sécurité était en place. Quand un motard de la compagnie de sécurisation a entendu crier, il a immédiatement foncé. Sous ses yeux, un jeune homme poursuivait un individu. Il a réussi à le faire tomber afin de l'interpeller. Mais, avant qu'il ne parvienne à lui passer les menottes, le voleur présumé a tenté de lui asséner un coup de couteau. Une lame de 20 cm que le policier a réussi à éviter. Interpellé, le voleur présumé a été placé en garde à vue.

source : La Dépêche du Midi (30 août 2010)

Bergerac (24) : Tracteurs volés, policiers blessés

Dimanche soir, un trentenaire ivre a tenté d'échapper aux policiers, après bagarre.

Il a donné trois identités différentes aux policiers. Mais d'après le fichier national de la police, ses empreintes indiquent qu'il est Irakien, en situation irrégulière et âgé de 31 ans. Dimanche soir, il était surtout ivre : il a laissé glisser sa voiture dans un fossé, volé deux tracteurs, qu'il a tous les deux plantés dans la campagne, cambriolé les serres de la mairie, blessé et insulté deux policiers avant de tenter de s'évader d'une cellule du commissariat. Il devrait être jugé ce matin, dans le cadre d'une comparution immédiate.

Accompagné d'un pit-bull

Tout se déroule sur la route de Podestat, au niveau du parc de Pombonne, vers 19h30 : après avoir perdu le contrôle de sa voiture et s'être abîmé dans le fossé, le trentenaire - a priori seul dans cette aventure - se met en quête d'un tracteur pour remettre sa voiture d'aplomb. Il emprunte d'abord l'engin d'un agriculteur voisin, qu'il ne parvient pas à maîtriser, et l'échoue dans le fossé. Il se relève pour aller trouver un second tracteur-pulvérisateur dans la nouvelle serre municipale, au parc. Rebelote : il parvient à le démarrer à l'aide de tournevis, défonce le portail et valse dans le bas-côté. Les policiers arrivent à ce moment-là. Il s'enfuit, escalade le parapet d'une maison, se fait rattraper par un policier, lequel est frappé au tibia dans la bagarre. Menotté, l'individu s'échappe à nouveau, et blesse au bras gauche l'autre agent qui le rattrape. Dans sa voiture, les policiers ont trouvé un pit-bull, qui a été confié à la SPA. La mairie a porté plainte.

source : Sud Ouest (31 août 2010)

dimanche 29 août 2010

Reims (51) : L'interpellation tourne à la bagarre, deux policiers blessés

Histoire pas encore très claire que celle qui s'est produite vendredi un peu après 23 heures dans le centre-ville de Reims, rue Buirette : on y rencontre un blessé sur la voie publique, qui aurait pu être victime d'une agression, mais cela restait encore au conditionnel, et deux individus arrêtés, non pas pour la possible agression, mais pour des violences sur des policiers.
D'après les premiers éléments disponibles, tout commence par une intervention des pompiers pour porter secours à un individu blessé, gisant au sol à l'entrée d'un parking. Pour le moment, on n'en sait pas plus sur lui, si ce n'est qu'il a été transporté à la clinique Saint-André.
Les policiers sont alertés, eux aussi, et se rendent sur les lieux. Dans les parages se trouvent deux jeunes gens d'une vingtaine d'années, qui ont manifestement pas mal bu ; mais qui ne semblent pas, a priori, directement liés à l'histoire du blessé.
En revanche, l'un des deux, on ne sait pas trop pour quelle raison, lance un verre contre lesdits policiers, qui se mettent alors tout naturellement à s'intéresser à leur cas.
Les agents entendent conduire les deux individus éméchés au commissariat pour ivresse manifeste sur la voie publique, mais les deux gaillards ne se laissent pas faire, résistent, et résistent même tellement que l'interpellation tourne à la bagarre. Deux policiers y reçoivent des coups, qui leur vaudront cinq jours d'ITT à chacun, ce qui n'est pas rien.
Les forces de l'ordre ayant tout de même eu le dernier mot, les deux rebelles ont été embarqués et placés en garde à vue. L'enquête tâchera de déterminer si, oui ou non, ils sont étrangers à la présence du blessé à l'origine de toute l'histoire.

source ! L'Union (29 août 2010)

samedi 28 août 2010

Dunkerque (59) : Échauffourées - trois militants du PCF condamnés

Les échauffourées qui ont éclaté lors de la clôture de la journée des communistes à la mer, jeudi à Dunkerque, ont coûté cher à trois jeunes militants du PCF originaires de Cambrai et Lille. Présentés hier en comparution immédiate pour des violences envers des policiers commises en réunion, des outrages, et des rébellions, ils ont écopé de lourdes peines.
Les trois camarades avaient passé leur journée à s'alcooliser, s'en prenant aux promeneurs et cherchant systématiquement l'affrontement. La police municipale est intervenue pour les calmer, ne récoltant que des outrages. Voyant trois « camarades » face aux policiers, d'autres militants sont intervenus.

Une foule « hystérique »

Des renforts de la police nationale ont ensuite été appelés car la foule, décrite comme « hystérique, menaçante, prise dans un effet de masse », dixit le procureur, commençait à devenir dangereuse pour les forces de l'ordre qui ont été violentées par les prévenus.
Les trois jeunes militants, dont deux ont déjà été condamnés, ont reconnu avoir frappé un policier, pour l'un ; lancé des projectiles (bouteilles, canettes) pour un autre ; outragé les fonctionnaires et résisté à son interpellation pour le troisième. « Ces violences urbaines sont intolérables. Ils étaient clairement venus pour casser du policier et se saouler », a indiqué le procureur Philippe Muller.
Le tribunal a condamné l'un des trois jeunes, en récidive de violences sur des policiers, à un an de prison dont six mois assortis d'un sursis avec mise à l'épreuve. Il a été écroué. Le meneur, déjà condamné pour des vols à la roulotte, a écopé de quatre mois ferme. Lui aussi est incarcéré. Le troisième fauteur de trouble, moins impliqué, a été condamné à quatre mois ferme et laissé libre.

source : La Voix du Nord (28 août 2010)

vendredi 27 août 2010

Nantes (44) : Prison ferme pour les agresseurs des policiers

Ils comparaissaient devant le tribunal correctionnel, hier, pour violences contre agent de police et rébellion. Les deux jeunes originaires de la métropole nantaise avaient réagi violemment à l’interpellation d’un mineur qu’ils connaissaient, mardi soir, dans le quartier de la Boissière au nord de Nantes.

Deux policiers ont été légèrement blessés au cours de l'altercation. L'un des prévenus a été condamné à 12 mois de prison dont 4 mois ferme, l'autre à 6 mois d'emprisonnement dont 3 mois ferme. Les deux ont été incarcérés dans la foulée.

source : Ouest France (27 août 2010)

Nice (06) : Un policier de Nice passé à tabac

Un policier de Nice a été passé à tabac hier soir par quatre hommes après avoir fait une observation à l'un d'eux parce qu'il ne respectait pas la file d'attente dans un bar-tabac.

L'un des trois policiers d'une équipe de la Bac se trouvait dans un tabac du centre de Nice pour acheter des cigarettes, quand un homme a doublé toutes les personnes qui faisaient la queue. Le policier lui a fait une observation. L'homme est revenu vers lui et a commencé à le prendre à partie. Un autre, surgissant par derrière, a saisi le policier au collet. Les deux l'ont traîné entre deux voitures, où deux autres individus se sont joints à eux. Ils ont frappé le policier à coups de pieds et de poings, alors qu'il se trouvait à terre.

Les autres policiers de la Bac sont alors intervenus. L'un des quatre hommes a pu fuir. Les trois autres ont été interpellés. Ils devraient être présentés demain au parquet. Le policier agressé a eu plusieurs jours d'arrêt de travail. Dans la bagarre, deux autres fonctionnaires ont été plus légèrement blessés.

source : Le Figaro (27 août 2010)

Limeil-Brévannes (94) : il percute volontairement une voiture de police

Un jeune homme de 19 ans a été interpellé et placé en garde à vue après avoir volontairement percuté une voiture de police pour échapper à un contrôle, dans la nuit de jeudi à vendredi à Limeil-Brévannes (Val-de-Marne).

Deux mineurs, qui se trouvaient à bord de la voiture, ont également été interpellés.

Dans la nuit de jeudi à vendredi vers 1h30, des policiers de Limeil-Brévannes ont remarqué un véhicule commettant plusieurs infractions au code de la route. Selon la préfecture, cette première équipe tente de le contrôler mais le conducteur refuse une première fois.

Un second véhicule de police, qui se trouvait à proximité, arrive alors sur les lieux et tente de lui barrer la route.

Le jeune conducteur refuse de s'arrêter et percute alors «volontairement» la voiture, blessant légèrement 3 policiers qui se trouvaient à l'intérieur. Ils se sont vus prescrire une ITT de 5 jours, selon la préfecture.

Le conducteur a été placé en garde à vue, et les deux mineurs qui l'accompagnaient ont été amenés au commissariat de Limeil-Brévannes «dans l'attente de leur famille».

source : Le Parisien (27 août 2010)

Reims (51) : Comparution immédiate Il brûle une voiture et frappe un policier - 22 mois ferme

Le casier judiciaire de Denis M'Guirisima est lourd de dix condamnations. La dernière - six mois de prison dont quatre avec sursis pour un vol - datait du 3 juin. La onzième est tombée dès hier après-midi : vingt-deux mois d'emprisonnement pour avoir incendié une voiture et agressé des policiers en garde à vue.
Domicilié au quartier des Pays-de-France, ce jeune Rémois de 25 ans n'a jamais vraiment travaillé, et n'a jamais vraiment cherché un emploi. Le 29 juillet, une personne chargée de son suivi le sermonne pour qu'il respecte enfin les obligations d'une précédente mise à l'épreuve. Le soir même, Denis M'Guirisima s'alcoolise et part se promener à pied.
Il arrive au quartier Val-de-Murigny où il repère une Citroën AX stationnée rue Fénelon. Personne aux alentours. Il plie la portière, fouille l'habitacle mais ne trouve rien d'intéressant à voler. « J'ai sorti mon briquet. J'ai mis le feu au siège. Le feu a pris doucement. J'ai fermé la portière et je suis parti. »
Il s'exhibe au commissariat
Sans doute pensait-il effacer toute trace de son passage avec la destruction du véhicule. Sauf que l'incendie se limite à l'habitacle. Sur une portière intacte, les policiers découvrent une empreinte digitale du jeune homme.
Denis M'Guirisima est arrêté mardi matin. Assis sur un banc du commissariat, il lui est demandé de suivre un geôlier pour la fouille de sécurité. Il refuse. Le policier insiste. Il se lève, baisse son short et exhibe ses parties génitales…
« C'était pour lui montrer que je n'avais rien sur moi », a-t-il tenté d'expliquer maladroitement.
Le short remonté, il se rassoit. A bout de patience, le policier l'attrape par le bras. « Dans ma tête, je me suis dit : « s'il me tient, je vais le tenir aussi ». Denis M'Guirisima l'attrape par le col, lui serre le cou, déchire sa chemise, lui assène un coup de poing au visage. « T'es mort ! T'es mort ! » hurle-t-il.
Il faut plusieurs fonctionnaires pour le maîtriser. Lors de la notification de ses droits, il répond « Vous me faites ch… ! » et tente de sortir du bureau.
L'affaire s'est terminée hier après-midi devant le tribunal correctionnel de Reims. Jugé en comparution immédiate pour l'incendie et les violences, Denis M'Guirisima a pris dix mois de prison ferme, plus une révocation de sursis d'un an, soit vingt-deux mois à purger derrière les barreaux.
Il devra verser - si un jour il le peut - 600 € au policier, 670 € au propriétaire de la voiture, lesquels peuvent encore espérer la prise en charge de leur préjudice par une commission d'indemnisation en cas de défaillance du prévenu.
L'auto qu'il a brûlée servait beaucoup aux proches de la victime. « J'ai un frère au chômage. Il l'utilisait pour ses recherches d'emploi.»

source : L'Union (27 août 2010)