Bienvenue sur ce blog dont le but est de montrer la dangerosité du métier de Policier à travers des articles de presse, de vidéos et de diaporamas.

Plus de cinq mille d'entre eux sont blessés chaque année en service. Une tendance en hausse.

Aucune des missions auxquelles ils prennent part n'est sans risque.

De même, les militaires de la Gendarmerie Nationale et les agents des Douanes et des Polices Municipales sont soumis aux mêmes dangers. Désormais, le blog s'ouvre à ces autres composantes de la sécurité intérieure.




Affichage des articles dont le libellé est assassinat. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est assassinat. Afficher tous les articles

jeudi 8 janvier 2015

Clarissa Jean-Philippe, 25 ans, la policière tuée à Montrouge (92)

Morte à 25 ans en exerçant un métier qu’elle apprenait encore. A l’heure où les enfants partaient à l’école, où les habitants de Montrouge se rendaient à leur travail, Clarissa Jean-Philippe est morte, tuée sur la voie publique, jeudi 8 janvier.

Un agent de la voirie a également été grièvement blessé par l’agresseur, qui a ouvert le feu sur eux à l’arme automatique alors qu’ils intervenaient sur un accident de la circulation, vers 8 h 15, avant de prendre la fuite. La section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête.

Clarissa Jean-Philippe était en mission pour cette ville réputée paisible des Hauts-de-Seine. « Elle s’était rendue avec un de ses collègues sur un accident de voiture et gérait la circulation à quelques mètres du lieu de l’accrochage », rappelle David Merseray, vice-président de la CFTC police municipale. C’est là qu’elle a été visée. Arrivés très rapidement sur place, les secours n’ont pas réussi à la ranimer, en dépit de soins très intensifs. Son décès a été annoncé en milieu de matinée.

La jeune femme n’avait qu’un pied dans la vie active. Elle était encore stagiaire et le maire (UDI), Jean-Loup Metton, avoue qu’il la connaissait encore très peu. Reçue au concours d’agent de police municipale quelques mois auparavant, elle avait quitté la Martinique pour venir se former à l’école de Pantin (Seine-Saint-Denis). Elle avait laissé là-bas une mère et un frère.

Déception de la gestion du drame

Tuée dans l’exercice de ses fonctions, Clarissa Jean-Philippe, que ses collègues dépeignent comme une jeune femme « vive et dynamique », n’aura jamais franchi le cap de la titularisation. La formation initiale dont elle bénéficiait comprend une partie théorique au métier. Ensuite, le stagiaire doit mettre en pratique ses connaissances durant quarante-cinq jours, sur le terrain, avant de devenir titulaire.

A l’épreuve de cette mort, la communauté policière a dû ajouter la déception de la gestion de ce drame. « Lorsque des collègues ont appelé le petit frère de la policière, resté en Martinique, nous avons découvert que la mère de Clarissa Jean-Philippe a appris le décès de sa fille en écoutant la radio… Nous sommes effondrés de cette gestion », rappelle M. Merseray. Cette mort tragique réveille aussi à ses yeux le débat sur l’armement des policiers municipaux.

source : Le Monde (08 janvier 2015)

samedi 12 octobre 2013

Lorient (56) : Le policier blessé par un forcené est décédé

Le policier grièvement blessé à la tête par un coup de couteau asséné par un forcené, lors d'une intervention jeudi à Lorient, est décédé, a annoncé samedi le ministère de l'Intérieur. Hospitalisé au CHU de Brest, le policier, âgé de 49 ans, marié et père de deux enfants, avait été déclaré vendredi matin "en état de mort clinique". François Hollande a exprimé sa "vive émotion". "La gravité de ses blessures faisait malheureusement redouter cette issue fatale", écrit le président de la République dans un communiqué. Manuel Valls "tient à rendre hommage à l'engagement exemplaire de ce policier, qui a payé de sa vie son dévouement au service de nos concitoyens", avec écrit plus tôt le ministère de l'Intérieur. Il "assure également ses collègues, et notamment celui qui a été blessé à l'épaule lors de cette intervention, de son soutien le plus total dans cette épreuve, ainsi que de sa détermination à lutter sans relâche, à leurs côtés, contre toutes les formes de violence et d'insécurité". L'auteur des faits, âgé de 35 ans, maîtrisé après qu'un troisième fonctionnaire eut fait usage de son arme de service, a été blessé à l'abdomen mais son état avait toutefois permis son placement en garde à vue, puis sous mandat de dépôt.
source : BFMTV (12 octobre 2013)

mercredi 28 août 2013

Bourges (18) : le meurtrier de la policière Anne Pavageau déclaré irresponsable

Le meurtrier présumé d'une policière, tuée le 14 octobre 2011 d'un coup de sabre japonais, a été déclaré irresponsable pénalement, pour cause de trouble mental, par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Bourges aujourd'hui. Sans surprise, conformément aux conclusions des experts psychiatres qui l'ont diagnostiqué schizophrène et aux réquisitions du ministère public, les magistrats ont estimé que le discernement d'Olivier Roson était aboli au moment où il a tué Anne Pavageau, 30 ans, à la préfecture du Cher, à Bourges. Olivier Roson ne sera donc vraisemblablement jamais jugé pour ce meurtre et les tentatives de meurtre sur un collègue d'Anne Pavageau et un agent de la préfecture. La cour a ordonné l'admission d'Olivier Roson, dont la détention provisoire est maintenant terminée, "en soins psychiatriques sous forme d'une hospitalisation complète" dans un établissement fermé. La durée dépendra de son état de santé et de sa dangerosité. L'ancien professeur du lycée berruyer Jacques-Coeur a également interdiction, pendant 15 ans, d'entrer en contact avec les parties civiles, d'exercer une profession en relation avec des mineurs, de paraître dans le Cher, d'entrer dans tout commerce vendant des armes et de porter des armes. Au moment des faits, Olivier Roson était apparemment mécontent de s'être vu refuser un permis pour port d'arme à feu par la préfecture.
source : Le Figaro (27 août 2013)

lundi 22 octobre 2012

Grave-de-Peille (06) : Gendarme tué: le conducteur de 21 ans mis en examen pour "homicide volontaire"

Le conducteur de 21 ans soupçonné d'avoir mortellement fauché mercredi un gendarme au volant d'une voiture volée a été mis en examen pour "homicide volontaire" et écroué, a annoncé dimanche le procureur de Nice, Eric Bedos. L'auteur principal a été mis en examen pour "homicide volontaire sur militaire de la gendarmerie dans l'exercice de ses fonctions", "tentative d'incendie volontaire de véhicule automobile" et "vol en réunion en état de récidive légale". Le major Daniel Briere, âgé de 52 ans, marié et père de deux enfants, dirigeait mercredi une enquête sur le terrain pour interpeller le voleur d'une Austin Mini, subtilisée la veille et repérée à La Grave-de-Peille dans l'arrière-pays niçois. Le conducteur au volant du véhicule l'a projeté en l'air à environ 12 mètres et le militaire est décédé peu après son arrivée à l'hôpital. Le conducteur avait partiellement incendié le véhicule, avant de prendre la fuite à pied et d'être interpellé le lendemain. Le début de l'affaire remonte en fait à un cambriolage perpétré le 26 septembre à l'Escarène, un village non loin du lieu du drame. A cette occasion la clef de la voiture est subtilisée. Des malfaiteurs reviennent trois semaines plus tard voler l'Austin mini, qui fauchera le gendarme le lendemain. Six personnes, âgées de 16 ans à 23 ans, se connaissant bien, avaient été présentées dans la nuit à deux juges d'instruction. Deux jeunes, dont un mineur, ont été mis en examen et écroués en rapport avec le cambriolage et le vol de la voiture, a indiqué le procureur de Nice. Une quatrième personne a été mise en examen pour le cambriolage et placée sous contrôle judiciaire. Enfin deux personnes ont un statut de témoins assistés, a encore précisé le procureur. L'homme de 21 ans, auteur présumé de l'homicide, avait bénéficié cinq jours avant le drame d'une mise en liberté sous contrôle judiciaire. En janvier, il avait été mis en examen et placé en détention provisoire pour une dizaine de cambriolages, le vol de deux voitures et la détention de cannabis. Dans le passé il avait en outre été condamné à trois reprises, sans emprisonnement ferme. Connus pour quelques délits, la plupart des autres suspects n'avaient pas encore de casiers judiciaires. Ces petits délinquants étaient surveillés depuis un certain temps par la gendarmerie qui a donc pu avancer très vite dans l'enquête. Le président François Hollande, accompagné du ministre de l'Intérieur Manuel Valls, a rendu hommage samedi à l'"exceptionnel courage" du major Daniel Briere, après avoir rencontré sa famille pendant une demi-heure à la préfecture des Alpes-Maritimes. Ses obsèques auront lieu lundi à 11h00 à Nice dans la caserne de gendarmerie des Alpes-Maritimes, en présence de Manuel Valls et du directeur général de la gendarmerie nationale, le général Jacques Mignaux.
source : Le Nouvel Observateur (21 octobre 2012)

lundi 18 juin 2012

Collobrières (83) : Gendarmes tuées dans le Var - le suspect a reconnu les faits

Le choc est immense à , petit village du Var. Deux femmes gendarmes ont été tuées par arme à feu dimanche soir alors qu'elles intervenaient pour une affaire de vol dans cette bourgade de près de 2 000 habitants. Un suspect, interpellé vers 3 heures du matin, a reconnu être l'auteur des coups de feux, a indiqué le procureur de Toulon, Xavier Tarabeux, lundi dans l'après-midi. D'importants moyens avaient été mobilisés pour retrouver le meurtrier, après ce drame qui constitue une première dans l'histoire de la gendarmerie. Casier judiciaire chargé Condamné par le passé pour infraction à la législation sur les stupéfiants et vols avec violences, cet homme de 30 ans était sorti de prison en septembre, après six mois d'incarcération. La semaine dernière, il avait été condamné à une peine de sursis-mise à l'épreuve pour violences commises sur sa mère.Selon les premiers éléments de l'enquête, le suspect a tiré dans un premier temps deux coups de feu sur Audrey Berthaut, maréchal des logis-chef de 35 ans, mère de deux filles de 5 et 13 ans, un fait considéré comme «un meurtre». Puis il a poursuivi sa collègue, Alicia Champlon, une adjudante de 29 ans, et tiré six balles dans sa direction, a souligné le procureur, qui, dans ce second cas, a retenu «une volonté de donner la mort par préméditation, donc l'assassinat». Des constatations effectuées par la police technique et scientifique, qui étaient toujours en cours lundi matin, ont permis de relever notamment des traces de griffures et des résidus de poudre sur les mains du tueur présumé. «J'allais fermer les volets et là j'entends crier : "Oh non pas ça !"» Selon les premiers éléments, tout a commencé dans la journée de dimanche par le vol du sac à main d'une habitante de Collobrières par l'auteur présumé des coups de feu. Celui-ci aurait été aperçu ivre en début de soirée, selon le patron de l'un des trois bars du village, interrogé par l'AFP. Le mari de cette habitante frappe alors à la porte du voleur présumé, que lui ouvre sa compagne, et alors que les deux femmes gendarmes arrivent sur les lieux. S'ensuit alors une rixe assez violente, durant laquelle, après avoir frappé et donné des coups de pied dans la tête de la gendarme mère de famille, le suspect lui subtilise son arme de service, un Sig Sauer de calibre 9 mm, et tire. L'autre gendarme s'enfuit alors, le suspect lui court après et la tue également, avant de prendre la fuite à pied avec sa concubine et d'être arrêté peu après, ainsi que sa compagne, et placé en garde à vue. Sur RTL, un riverain a raconté ce qu'il avait vu et entendu. «J'allais fermer les volets, et là j'entends crier : "Oh non pas ça !" et "Au secours !" Du coup, j'ai sorti la tête du volet. Là, le monsieur a tiré sept coups : quatre coups en face sur la dame qui criait "Au secours !", en fait, et trois coups dans la rue à côté. Et quand le monsieur a fini de tirer le troisième coup, il s'est enfui dans la rue juste à côté», a t-il expliqué. «J'ai tremblé en descendant. Mais c'était pour essayer de sauver s'il y avait quelqu'un à sauver. J'ai vu le monsieur partir, donc je me suis dit : "Il ne va pas revenir..." Je suis descendu, au cas où s'il y avait besoin d'aide. Mais il n'y avait plus rien à faire», a encore raconté ce témoin. Manuel Valls annonce un hommage de la nation Les deux gendarmes étaient âgées de 29 et 35 ans. L'une d'elle avait pour compagnon un gendarme de Salon-de-Provence. L'autre était la mère de deux petites filles de 5 et 13 ans, ont indiqué la préfecture et les militaires. Manuel Valls s'est rendu sur place, lundi midi, et a rencontré les familles des deux femmes. «La nation aura sans doute l'occcasion dans les jours qui viennent de rendre hommage à ces deux gendarmes, et de leur témoigner sa reconnaissance», a déclaré le ministre de l'Intérieur lors d'une conférence de presse à la mairie de la commune. Selon lui, «ce drame, sans précédent dans l'histoire de la gendarmerie, vient rappeler le caractère souvent périlleux et imprévu des missions de sécurité publique que les gendarmes sont amenés à accomplir, quotidiennement, en zone rurale, sur l'ensemble du territoire». Dans la matinée, François Hollande avait également réagi. «C'est avec une très grande émotion que j'ai appris le meurtre de deux femmes gendarmes, cette nuit à Collobrières», explique le président de la République dans un communiqué, ajoutant: «A travers ce drame, c'est la République qui est atteinte». Le président PS du Sénat, Jean-Pierre Bel, a lui exprimé «sa profonde émotion» devant ces «crimes odieux»
source : Le Parisien (18 juin 2012)

Collobrières (83) : deux femmes gendarmes tuées par arme à feu

Deux femmes gendarmes qui intervenaient dimanche soir au coeur du village de Collobrières (Var) sur un différend ont été tuées par arme à feu, a-t-on appris auprès du préfet du Var. «Deux militaires féminins de la gendarmerie ont été tuées par arme à feu ce soir à Collobrières. Je ne connais pas les circonstances de ce double assassinat», a déclaré le préfet Paul Mourier. Le préfet a précisé que «l'auteur de ce double assassinat était activement recherché» par la gendarmerie qui a mobilisé d'importants moyens. «J'ai demandé que tout le village mais aussi tout le département du Var soit bouclé», a ajouté M. Mourier, indiquant que le ministre de l'Intérieur Manuel Valls avait été «immédiatement informé». Selon les premiers éléments, il semblerait que les gendarmes en poste à la brigade territoriale de Pierrefeu (Var) aient été appelés sur une altercation au coeur du village des Maures, situé dans l'arrière-pays de Hyères. Les faits se sont produits vers 23h00. Immédiatement, le colonel Laurent Bitouzet, commandant le groupement de gendarmerie du Var, et le commandant Laurent Lachatre, commandant la compagnie de gendarmerie de Hyères se sont rendus sur les lieux, où se sont déplacés également le préfet et sa directrice de cabinet Nathalie Bakhache. Deux médecins du Smur, une vingtaine de pompiers, quatre ambulances et un hélicoptère venu de Nice (Alpes-Maritimes) ont été mobilisés.
source : Le Parisien (18 juin 2012)

mercredi 6 juin 2012

Chambéry (73) : Trois suspects interpellés pour le meurtre d'un policier

Trois suspects ont été interpellés mercredi dans l'enquête sur la mort d'un policier de la BAC de Chambéry (Savoie), renversé par des cambrioleurs en voiture, a-t-on appris de source policière, confirmant une information donnée par RTL. Ce meurtre, il y a un peu moins de deux mois, à onze jours de la présidentielle, avait provoqué une vive émotion dans la police. Une minute de silence avait été observée dans tous les commissariats de France. L'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy avait qualifié cet acte d'assassinat. Les policiers avaient été appelés pour un cambriolage dans un grand magasin d'électroménager dans la banlieue de Chambéry lorsque les malfaiteurs avaient délibérément percuté l'un d'eux en prenant la fuite à bord d'un 4X4 Porsche Cayenne. Un policier avait alors ouvert le feu, mais les cambrioleurs, au nombre de quatre ou cinq, étaient parvenus à échapper aux forces de l'ordre.
source : Le Nouvel Observateur (06 juin 2012)

lundi 30 avril 2012

Vitrolles (13) : Policier aixois tué : "Une nuit, tout bascule : on perd son coéquipier et ami"

Christophe conduisait la voiture de la Bac d'Aix visée par des tirs sur l'A7 à hauteur de Vitrolles. Il se confie.
Forcément, en entrant dans la police, "on garde toujours dans un coin de sa tête qu'un drame comme ça peut arriver". Forcément. Et puis une nuit, ça arrive. Sur une portion d'autoroute A7 entre Aix et Vitrolles, "on bascule dans l'horreur. Et on perd son coéquipier et son ami". Christophe est l'autre. Celui qui s'en est sorti. Ce policier conduisait la voiture arrosée par des rafales de kalachnikov qui ont mortellement atteint Éric Lalès, décédé dix jours plus tard, à l'hôpital Nord à Marseille. "Ma place était là, avec lui, à l'hôpital", peut-être même au détriment des siens, bien que Christophe ne le dise pas. "La nuit-même de la fusillade, je savais à quoi je venais d'échapper en voyant son état". Lui, a été blessé à l'épaule et à la tête. On l'a opéré très rapidement pour retirer, sous l'aisselle et à la tempe droite, "des éclats de balles qui ont dû toucher Éric". Les médecins ont toutefois jugé plus prudent de ne pas toucher les minuscules éclats qui l'ont atteint au crâne et au visage.Depuis, ce père de famille âgé de 44 ans, policier par vocation, flic de Brigade anticriminalité par choix, pense à Éric et à tout le reste. "Tous les jours". Le dimanche, après les nuits agitées du week-end, nous venons travailler en nous disant que la nuit va être plus calme, tout en sachant qu'il faut rester vigilant et professionnel", commence Christophe. "Et puis, on t'appelle pour une équipe qui cambriole un magasin de surgelés un dimanche soir. Et là, tout bascule". On n'évoquera pas les faits, à dessein. Ni l'enquête, même si Christophe se dit simplement satisfait, "tout comme les parents d'Éric, du travail fait par la police judiciaire et la BRI notamment"."Je suis soulagé qu'on arrive au bout, que des individus aient été identifiés par la PJ. Ce n'est pas de la vengeance, je veux juste que ce genre de types sachent que tirer sur des collègues, et là je pense à tous les policiers sur la voie publique, ça ne reste pas impuni". S'il a songé à quitter la police, après "les événements" ? Non. La police, la voie publique, les interpellations, le contact avec les gens, l'adrénaline aussi, Christophe est fait pour ça. "Mais j'ai quitté la Bac". Il explique de lui-même pourquoi : "Pour le moment, je me sens dans l'expectative professionnellement : ma place est dans cette unité mais j'ai une femme et des enfants et je prends mes responsabilités. J'ai quitté ce service". Il faut aussi gérer le traumatisme. Se reconstruire. Pendant des semaines, même des mois, Christophe est resté muré dans le silence. Depuis la mort d'Éric, parce que la vie continue, "les gens ont continué à avancer. On en parle moins. La normalité reprend le dessus mais j'y pense tous les jours. Sans forcément ledire". Entre les lignes, on distingue les traits d'un homme qui s'est arrêté sur le bord de la route. Qui a pu se sentir écarté. Et qui s'est remis le pied à l'étrier en reprenant du service. Et puis, surtout, "j'en suis fier, de ce métier, je le revendique. Pour moi, même la dénomination 'Gardien de la paix' possède une signification, une symbolique. Protéger les gens et leurs biens, c'est le dernier rempart. Je n'ai jamais fait ce métier en traînant des pieds". Éric, Christophe et Jean-Jacques. Ils étaient trois, à travailler ensemble et se relayer dans cet équipage de Bac. "Professionnellement, on allait dans le même sens, chacun de nous était responsable. Le terme de cow-boy me fait bondir". "Christophe est un mec très professionnel", insistent d'autres policiers, en parlant de lui. Rien de plus, rien de moins. "Ce qui nous a préoccupés, c'est ce qui était arrivé à Éric, qu'on a accompagné durant dix jours, jusqu'à sa mort. Christophe, avec sa forte personnalité, n'a pas montré de signe de faiblesse, on l'a embarqué avec nous dans cet accompagnement", confie, avec émotion, Jean-François Jaffuel, le commissaire central d'Aix. "Christophe a pris son temps pour gérer le contrecoup, il a recommencé à travailler dans un service qu'il a choisi mais il a les capacités pour aller dans beaucoup d'autres. Ce sera à lui de donner le tempo, et on le suivra. Si nous, nous avons vécu un choc émotionnel, lui, doit gérer un traumatisme". Le commissaire termine : "Christophe, c'est un fonctionnaire sain, intelligent et professionnel". Une direction que confirme Emmanuel Molina, l'avocat de Christophe, qui l'assiste dans la procédure : "À la période d'identification et d'interpellation des auteurs présumés de ce drame, succède désormais une période extrêmement douloureuse sur le plan humain, qu'il convient d'appréhender." Christophe est resté, il fera avec. Et surtout, il devra désormais faire sans.
source : La Provence (30 avril 2012)

lundi 16 avril 2012

Vitrolles (13) : Policier tué - des traces ADN confondent certains suspects

Du nouveau dans l'affaire du meurtre d'un policier à Vitrolles. Plusieurs traces ADN relevées sur la scène du crime, le soir de la fusillade dans la ville des Bouches-du-Rhône fin 2011, confondent certaines des sept personnes placées en garde à vue dimanche, a-t-on appris lundi de source proche de l'enquête. Sept personnes, appartenant à la communauté des gens du voyage selon la préfecture, ont été interpellées dimanche à Gignac et Rognac, près de Marseille, dans le cadre de l'enquête sur le meurtre du lieutenant Eric Lalès, 37 ans, de la brigade anticriminalité (BAC) du commissariat d'Aix-en-Provence. Parmi ces suspects, figure "très certainement" le ou les auteurs des coups de feu fatals au policier, a précisé Yves Robert, délégué du Syndicat national des officiers de police (Snop). "C'est grâce à un énorme travail de la police scientifique et technique que les enquêteurs (de la police judiciaire, NDLR) ont pu remonter jusqu'aux auteurs des coups de feu", a-t-il souligné. Selon lui, deux des membres du commando de quatre individus ayant participé à la fusillade de Vitrolles font partie des personnes interpellées, en garde à vue pour 96 heures. Tir de Kalachnikov Le troisième, dont la famille vit dans un camp de gens du voyage sédentarisés dans les quartiers Nord de Marseille, avait été involontairement tué par un complice le soir du drame. Celui qui pourrait être le quatrième, déjà recherché pour une autre affaire, avait été arrêté fin décembre. Il a été placé en garde à vue à la brigade criminelle à des fins d'examens, a-t-on précisé de source proche de l'enquête. Le délégué syndical a ajouté que quatre autres personnes, faisant partie d'un "second cercle" mais n'ayant pas participé à la fusillade, ont été interpellées lundi matin. Ces arrestations, qui ont mobilisé dimanche une centaine de policiers, "pourraient clore définitivement cette enquête", a précisé une source policière. La procureure de la République d'Aix-en-Provence (Bouches-des-Rhône), Dominique Moyal, a confirmé que 11 personnes étaient actuellement en garde à vue et précisé qu'elle communiquerait jeudi à l'issue de ces gardes à vue. Dans la nuit du 27 au 28 novembre, le lieutenant Lalès avait été touché à la tête et à l'épaule par un tir de kalachnikov après une course-poursuite avec les auteurs d'une série de vols dans des magasins, dont un de surgelés, dans plusieurs villes du département. Très grièvement blessé, le policier, père de deux enfants, était décédé le 8 décembre à l'hôpital Nord de Marseille, peu après la visite à son chevet du président Nicolas Sarkozy.
source : TF1.fr (16 avril 2012)

mercredi 11 avril 2012

11 policiers et gendarmes morts sur le terrain en 13 mois

Près de onze gendarmes et policiers sont morts dans l'exercice de leurs fonctions depuis le début de l'année 2010. La mort d'un policier, tué dans la nuit de mardi à mercredi en Savoie, s'ajoute à la longue liste des membres des forces ayant perdu la vie dans l'exercice de leur fonction. Voici les principaux précédents depuis début 2010 : 1er mars 2010 : Un gendarme de Bergerac, percuté par un motard qui avait refusé un contrôle routier à Saint-Julien-d'Eymet (Dordogne), décède à l'hôpital. 16 mars 2010 : Un brigadier de police est tué dans un échange de coups de feu avec des malfaiteurs à Dammarie-les-Lys (Seine et Marne). 20 mai 2010 : Une policière municipale est tuée par des hommes armés de fusils d'assaut lors de fusillades sur l'A4 et à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne). C'est la première fois qu'une policière municipale est tuée par balles en mission. 24 août 2010 : Un gendarme de Saint-Quentin (Aisne) se tue dans un accident de la circulation, alors qu'il poursuit un automobiliste en excès de vitesse. Cliquez ici ! 29 août 2010 : Un gendarme d'Annecy se tue en poursuivant un motocycliste en excès de vitesse à Evires (Haute-Savoie). 5 septembre 2010 : Un policier se noie en tentant de secourir un automobiliste qui s'est jeté dans la Seine, à Melun (Seine-et-Marne), après un accrochage routier, alors qu'il s'enfuyait pour éviter de faire un constat. 12 novembre 2010 : Un gendarme décède, quatre mois après avoir été fauché par un automobiliste, le 19 juillet, à Thélus (Pas-de-Calais), lors d'un contrôle de vitesse. 14 octobre 2011 : Une policière est mortellement blessée, à la préfecture de Bourges (Cher), par un forcené armé d'un sabre qui venait de se voir refuser une autorisation de port d'armes. 28 novembre 2011 : Un policier est grièvement blessé par balles par les auteurs d'une série de cambriolages lors d'une course-poursuite à Vitrolles (Bouches-du-Rhône). Il succombera à ses blessures dix jours plus tard. 12 janvier 2012 : Un gendarme d'Alençon est tué par un véhicule sur la D924 à Pointel (Orne), lors d'une intervention pour un accident. Et le dernier en date, 11 avril 2011 : Un policier, intervenant après le cambriolage d'un magasin à Saint-Alban-Leysse dans la banlieue de Chambéry, est renversé délibérément par les cambrioleurs en fuite à bord d'un 4x4. Il est projeté à plusieurs mètres avant de retomber violemment sur le sol. Le véhicule, immatriculé en Suisse et probablement volé, est retrouvé abandonné avec une partie du butin.
source : France Soir (11 avril 2012)

Saint-Alban-Leysse (73) : Un policier de la BAC tué en intervention dans la nuit

Un policier de la Brigade anticriminalité (BAC) de Chambéry a été tué vers minuit dans la nuit de mardi à mercredi 11 avril après avoir été percuté par une voiture, selon le ministère de l'Intérieur. Ce brigadier-chef, âgé de 32 ans et père de famille, selon RTL, intervenait sur un cambriolage. Selon le ministère de l'Intérieur, il a été "délibérément" renversé par un 4x4 Porsche Cayenne, dont le ou les occupants ont pris la fuite. Les policiers étaient intervenus sur un cambriolage avec effraction dans un magasin Darty à Saint-Alban-Leysse, dans la banlieue de la préfecture de Savoie, a-t-on précisé. D'après RTL, le policier a été traîné sur plusieurs dizaines de mètres.
source : francetvinfo (11 avril 2012)

dimanche 16 octobre 2011

Bourges (18) : Policière tuée au sabre

L'homme, qui a mortellement blessé au sabre une policière vendredi à la préfecture de Bourges, été mis en examen samedi pour homicide volontaire sur fonctionnaire de la police nationale et écroué.

L'enseignant de 33 ans qui avait tué une policière et blessé deux autres personnes avec un sabre vendredi à la préfecture du Cher, a été mis en examen samedi pour homicide volontaire sur fonctionnaire de la police nationale et écroué. Il a également été mis en examen pour tentative d'homicide volontaire sur un policier, et pour tentative d'homicide volontaire sur personne chargée d'une mission de service public, a précisé le procureur, lors d'une conférence de presse. Il a été transféré vers la prison de Fresnes dans la soirée.

Ce professeur de sciences de la vie et de la terre (SVT) au lycée Jacques-Coeur de Bourges a reconnu les faits. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Il a expliqué aux enquêteurs "qu'à l'arrivée des policiers il s'est senti trahi", ce qui a entraîné son accès de fureur, selon le procureur. "L'individu a une conscience certaine de ses actes", a ajouté le magistrat. "Il n'a pas exprimé clairement de regrets".

"Sous le choc"

Retour sur cette matinée tragique. Vendredi, cet enseignant, furieux de s'être vu refuser un permis pour port d'arme à feu par la préfecture du Cher quelques minutes plus tôt, avait mortellement blessé d'un coup de sabre au bassin une jeune policière de 30 ans. Il avait également blessé un autre policier et un employé de la préfecture, avant d'être maîtrisé par un troisième policier qui l'a atteint d'une balle au genou. Le suspect avait acheté le sabre japonais la veille, a précisé le procureur.

Un registre de condoléances a été ouvert à l'accueil du commissariat de Bourges, où l'émotion était encore très vive samedi. La brigadière tuée, Anne Pavageau, était mariée à un policier de ce même commissariat, et mère de deux jeunes enfants. Le directeur départemental de la police du Cher, Marc Fernandez et la préfète Catherine Delmas-Comolli, se sont rendus samedi après-midi au chevet du
policier et de l'employé de préfecture blessés. "On est sous le choc et traumatisés", a déclaré à la presse M. Fernandez. "On ne cesse de pleurer depuis hier", a-t-il ajouté, soulignant le "grand courage" des policiers lors de leur intervention. Le directeur départemental avait précisé vendredi que la brigadière était le premier policier tué en service dans ce département. A Berry-Bouy, commune située à une dizaine de kilomètres de Bourges où vivait la victime, une collecte au profit de ses proches a été organisée par les habitants.

source : TF1 (15 octobre 2011)

mardi 16 mars 2010

Villiers-en-Bière (77) : Un policier tué lors d'un braquage

Un policier a été tué par un malfaiteur mardi en fin de journée lors du braquage d'un commerce à Villiers-en-Bière, en Seine-et-Marne, a-t-on appris de source policière. Un des malfrats aurait été interpellé, un autre serait en fuite.

Quatre policiers de Dammarie-lès-Lys (Seine-et-Marne) sont intervenus vers 18h30 dans un centre commercial. Ils ont tenté d'interpeller les malfrats qui étaient en train de commettre un vol à main armée dans une boutique.

L'un des braqueurs a alors fait feu sur un brigadier-chef âgé de 53 ans. Touché de deux balles, le policier est décédé lors de son transfert à l'hôpital. Il était père de trois enfants.

La Direction régionale de police judiciaire (DRPJ) de Versailles (Yvelines) a été chargée de l'enquête.

Dans un communiqué, le syndicat Unité SGP Police FO affirme que ce drame montre que les malfaiteurs "ne craignent plus le passage à l'acte contre les fonctionnaires de police", et il souligne que "cette violence haineuse n'est pas tolérable dans un état de droit".

source : Le Nouvel Observateur (16 mars 2010)

Sincères condoléances à la famille et aux proches de notre regretté collègue. Encore une fois un Policier tombe en ayant fait son métier.

vendredi 1 janvier 2010

Chessy (77) : Le policier renversé par des cambrioleurs est mort


Le brigadier-major Patrice Point avait été percuté dimanche par des voleurs en fuite. Son décès a provoqué l’indignation des différents syndicats de police. L’enquête se poursuit.

Tragique fin d’année pour la police nationale. Le policier de 51 ans, grièvement blessé dimanche après avoir été renversé par deux malfaiteurs en fuite à la suite d’un cambriolage à Montévrain (Seine-et-Marne), est décédé dans la nuit de mardi à mercredi, suscitant une vive émotion des syndicats de police.

Patrice Point, un major dont le fils est également policier, est décédé mercredi à 3 heures à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) où il avait été transporté dimanche par hélicoptère. Le policier avait été admis dans « un état très critique », selon les autorités.

Mercredi, le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, s’est rendu en fin de matinée au commissariat de Chessy (Seine-et-Marne) où était basé l’agent de police. Il s’est entretenu « avec la famille puis les collègues du brigadier-major Patrice Point en intervention dimanche avec lui » et a rencontré « l’ensemble des effectifs du commissariat pour s’associer à leur peine et partager leur douleur », a indiqué le ministère. Selon M. Hortefeux, l’enquête confiée à la direction régionale de la police judicaire de Versailles (Yvelines) « progressait », ajoutant que « les auteurs de ce crime gratuit et aveugle étaient passibles de la réclusion criminelle à perpétuité ».

source : France Soir (31 décembre 2009)

Sincères condoléances à sa famille, ses collègues du Commissariat de Chessy et ses proches.
La Police Nationale est encore une fois endeuillée.