Ni banderole, ni slogan, ni photo, c'est dans la plus grande sobriété que les policiers ont défilé ce mardi dans la capitale. Quelques heures après la cérémonie d'obsèques organisée à la Préfecture de police de Paris en présence du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, et du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls les policiers avaient décidé de rendre un dernier hommage à Boris Voelckel, 32 ans, et Cyril Genest, 40 ans, décédés jeudi dernier. Les deux fonctionnaires de la Bac (brigade anti-criminalité) de nuit de Paris ont perdu la vie sur le périphérique parisien après que leur véhicule a été percuté par un chauffard multirécidiviste. Un de leurs collègues, grièvement blessé, est toujours entre la vie et la mort. Le chauffard et son passager, âgés de 22 et 20 ans, ont été mis en examen et écroués samedi. Une "justice plus dure" "Nous, nos collègues, on ne les verra plus, et leurs enfants non plus a lancé un fonctionnaire sous le choc. Le chauffard, lui, est encore en vie". Revendiquant une "justice plus dure" à l'égard des délinquants, les policiers ont marché en silence, le visage marqué par le chagrin. Au milieu des quelques brassards de police, seul signe distinctif pour les manifestants en civil, des centaines de roses blanches dans les mains des fonctionnaires. "Je vais vous demander une minute de silence pour nos deux copains, nos deux camarades, qui ont été sauvagement assassinés" a dit un coéquipier des deux défunts avant de fondre en larmes devant l'entrée du centre de police du 46, boulevard Bessières. Le cortège s'est ensuite dispersé dans le calme, après que les policiers ont déposé un à un leur rose devant les portraits de Boris Voelckel, et Cyril Genest, "décédés en service au cours d'une mission de service le 21 février 2013".source : Metro (26 février 2013)
Bienvenue sur ce blog dont le but est de montrer la dangerosité du métier de Policier à travers des articles de presse, de vidéos et de diaporamas.
Plus de cinq mille d'entre eux sont blessés chaque année en service. Une tendance en hausse.
Aucune des missions auxquelles ils prennent part n'est sans risque.
De même, les militaires de la Gendarmerie Nationale et les agents des Douanes et des Polices Municipales sont soumis aux mêmes dangers. Désormais, le blog s'ouvre à ces autres composantes de la sécurité intérieure.
Bande annonce
Affichage des articles dont le libellé est obsèques. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est obsèques. Afficher tous les articles
mardi 26 février 2013
Paris (75) : Silence et roses blanches pour les deux policiers tués
mercredi 14 décembre 2011
Marseille (13) : L'hommage de la Nation à Eric LALES

Un millier de policiers ont assisté lundi aux obsèques de leur collègue décédé jeudi des suites de ses blessures par balles tirées par un cambrioleur. Dignité et colère contenue.
Ils ont le regard dur, plein d’une colère contenue. Ils gardent la tête haute et se montrent soudés dans cet instant difficile. Environ mille policiers ont assisté, lundi après-midi, aux obsèques de leur collègue décédé jeudi matin des suites de ses blessures. Dans la nuit du 27 au 28 novembre à Vitrolles, le policier avait été touché à la tête et à l’épaule par une rafale de kalachnikov, après une course poursuite avec des malfaiteurs, auteurs d’une série de cambriolages.
La cérémonie a débuté à 15h25 dans la cour de l’Evêché, le bâtiment abritant l’hôtel de police de Marseille, en présence du ministre de l’Intérieur Claude Guéant, de la veuve du policier, de sa famille et de ses collègues du commissariat d’Aix-en-Provence.
Les yeux fixés sur les quatre écrans placés dehors, les policiers n’ont pas desserré les dents.
« Vous avez donné votre vie pour la nation. » Claude Guéant remettait au lieutenant Eric Lales les insignes de chevalier de la Légion d’honneur, à titre posthume.
« On a ouvert le feu à l’arme de guerre, on a ouvert le feu à hauteur d’homme », condamnait-il. Une délégation du commissariat de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise), où travaillait Eric Lales avant d’être muté dans les Bouches-du-Rhône au sein d’une brigade anti-criminalité (BAC), ainsi que de nombreux élus étaient également présents.
Le cercueil du lieutenant Lales était porté par ses collègues de la BAC d’Aix-en-Provence en tenue.
Silencieux et déterminés
« L’engagement en BAC n’est pas un engagement anodin, soulignait le ministre de l’Intérieur, ils interviennent en première ligne. » Dehors, des motards et des équipages BAC venaient d’interrompre leur service pour rendre hommage à leur collègue. « Nous ne cherchons pas la vengeance, poursuivait Claude Guéant, nous sommes déterminés à la justice. »
Toujours les yeux rivés sur les écrans, pas un mot n’est prononcé, les visages restent impassibles. « Justice pour Eric Lales, justice pour sa famille mais aussi justice pour la France », continuait le ministre. Une compagnie de soutien à la police de proximité se joignait alors aux collègues massés dehors. Sans bruit.
Hugues Parant, le préfet de région, avait remis la médaille d’or pour acte de courage et de dévouement à Eric Lales. Le directeur général de la police nationale (DGPN), Frédéric Péchenard, avait apposé sur son cercueil la médaille d’honneur de la Police nationale.
Et si Claude Guéant rendait compte de « l’émotion de la nation toute entière », les policiers rassemblés dehors mêlaient à cette émotion une colère qui ne s’apaisera pas, même avec l’interpellation des tireurs.
Il y avait hier les autorités ministérielles dans la cour de l’Evêché, et les policiers de terrain dignement massés à l’entrée.
source : La Marseillaise (13 décembre 2012)
jeudi 20 octobre 2011
Bourges (18) : obsèques nationales pour la policière

Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a salué jeudi la mémoire d'Anne Pavageau, policière tuée "en héroïne du devoir" par un forcené vendredi à la préfecture du Cher, lors d'émouvantes obsèques nationales jeudi à Bourges devant plusieurs milliers de personnes."Anne Pavageau n'est pas seulement tombée victime du devoir, elle est tombée en héroïne du devoir", a déclaré M. Guéant lors d'un vibrant hommage à cette policière de 30 ans, à son courage, à sa "formidable disponibilité", à son "dévouement sans borne".
source : TF1 (20 octobre 2011)
jeudi 9 septembre 2010
Melun (77) : Obséques du Lieutenant de Police Nicolas Debarge
Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a présidé jeudi à Melun la cérémonie des obsèques du lieutenant Nicolas Debarge, mort par noyade dimanche après avoir tenté de secourir un automobiliste tombé dans la Seine, en rendant hommage à un "policier exemplaire". En n'hésitant pas à plonger pour sauver la victime, Nicolas Debarge, 25 ans, en poste à la brigade anticriminalité (Bac) de Melun "a accompli un acte ultime de courage et de dévouement, un acte héroïque", a jugé le ministre.
Cité à l'ordre de la Nation comme policier "dynamique, courageux, à la haute conscience professionnelle et d'un dévouement exemplaire", le lieutenant Debarge a été fait chevalier de la Légion d'honneur. "A ceux qui critiquent de manière inconsidérée l'action policière, cet événement tragique rappelle que si l'une des missions des policiers est de lutter contre la délinquance, leur rôle est aussi, à chaque instant, de porter secours à nos concitoyens qui sont dans la détresse, souvent au péril de leur vie", a rappelé le ministre de l'Intérieur. Il "n'est jamais banal de risquer sa vie, encore moins de la risquer tous les jours, et moins encore de la sacrifier pour un autre", a-t-il dit.
"Actes de courage"
Nicolas Debarge est "le troisième policier de Seine-et-Marne tué en mission depuis le début de l'année", a souligné Brice Hortefeux, "après le commandant Jean-Serge Nérin, dans une fusillade avec des militants de l'ETA, et le commandant Patrice Point, en tentant d'arrêter des cambrioleurs". Avec ce décès, ce sont "désormais 15 policiers et gendarmes qui sont décédés en mission depuis le début de l'année 2010", a ajouté le ministre. Il a salué la famille de Nicolas Debarge, notamment sa compagne, Tiphaine, son père Jean-Marc, "brigadier-chef de police", et son frère Julien.
Brice Hortefeux a souligné "l'engagement" de Nicolas Debarge qui, en dehors de l'exercice de son métier lui ayant déjà valu "pas moins de 12 lettres de félicitations à la suite d'actes de courage, toutes décernées pour des interpellations en flagrant délit de délinquants et de criminels", était sapeur-pompier volontaire à Savigny-le-Temple. C'était "un homme complet, un homme heureux, un homme entier", a jugé le ministre et "la nation tout entière partage votre peine", a-t-il assuré à ses proches et collègues, venus lui rendre hommage dans la cour de la préfecture. "Je connaissais Nicolas, et aussi Jean-Serge Nérin décédé en mars, ça fait beaucoup, c'est dur", a confié, le visage fermé, une policière du commissariat de Melun qui a souhaité rester anonyme. Pour Stéphane, de la Bac de Coulommiers, ce décès illustre le fait que le travail de police s'exerce "toujours en insécurité et c'est de pire en pire".
source : Le Point (09 septembre 2010)
Inscription à :
Articles (Atom)