Bienvenue sur ce blog dont le but est de montrer la dangerosité du métier de Policier à travers des articles de presse, de vidéos et de diaporamas.

Plus de cinq mille d'entre eux sont blessés chaque année en service. Une tendance en hausse.

Aucune des missions auxquelles ils prennent part n'est sans risque.

De même, les militaires de la Gendarmerie Nationale et les agents des Douanes et des Polices Municipales sont soumis aux mêmes dangers. Désormais, le blog s'ouvre à ces autres composantes de la sécurité intérieure.




vendredi 30 mai 2008

Méricourt (62) : ils insultent, se rebellent et frappent des policiers

Deux Méricourtois ivres ont provoqué des policiers, les ont insultés et frappés mardi soir. Tous les deux ont été interpellés. Ils seront jugés le 22 juillet. En attendant ils ont été laissés libres.
Il est 22 heures mardi quand un homme sort de chez lui, à Méricourt, pour tenter de sermonner deux autres hommes. Un peu plus tôt ces deux-là, ivres, se battaient. L’un d’eux, au cours de la lutte, a été projeté contre la voiture de l’homme sorti chez lui. Le propriétaire a bien tenté de faire une remarque. Mais il a reçu en retour des insultes et des menaces. L’un des deux ivrognes lui aurait dit qu’il allait mettre le feu à son véhicule. Le propriétaire appelle donc la police.
Quand les fonctionnaires du commissariat d’Avion arrivent, ils tombent sur deux individus dont l’un, torse nu, vocifère. Ils tentent de l’interpeller. Il se rebelle et les insulte. Son comparse, avec lequel il se battait quelques minutes auparavant, rameute le quartier et gêne l’interpellation. Il ne s’arrête pas là. Il se munit d’une barre de fer et frappe des gardiens de la paix, il exhibe ses parties génitales, continue à insulter tout en donnant des coups. La bagarre ne fera pas de blessé. Mais les policiers ont été contraints d’utiliser du gaz lacrymogène et des pistolets à balles en caoutchouc tirées en l’air pour calmer les deux énergumènes, expliquait hier une magistrate du parquet d’Arras.
L’homme à la barre de fer a fini par se sauver. Son camarade a été maîtrisé et placé en garde à vue. Il affichait à son arrivée au commissariat d’Avion un taux de 1,7 grammes d’alcool par litre de sang. Le second sera interpellé chez lui le lendemain, mercredi, à 6 heures. Il a lui aussi été placé en garde à vue.
Connus « défavorablement » des services de police, les agités sont âgés de 24 ans pour le premier arrêté, 19 ans pour le second à la barre de fer.
Les deux hommes ont été présentés au tribunal d’Arras mercredi après-midi. Ils ont reçu une convocation pour l’audience du 22 juillet. En attendant, ils ont été laissés libres.

source : Nord Eclair (30 mai 2008)

jeudi 29 mai 2008

Le Creusot (71) : 15 mois de prison dont 7 fermes pour des violences contre 3 policiers

Mardi matin, au centre commercial Harfleur, à l'occasion d'un contrôle, 3 policiers du Creusot ont été blessés par deux jeunes, dont un mineur qui a été placé sous contrôle judiciaire. Le majeur a lui écopé de prison ferme. Il a été écroué à Varennes-le-Grand. L'annonce du verdict a donné lieu à des dégradations. Le tribunal de Chalon-sur-Saône a dû être évacué par la Police.

C'est au départ une opération tout ce qu'il y a de plus banale. Les Policiers du Creusot sont appelés, comme les sapeurs pompiers, pour un malaise dans le salon de coiffure du centre commercial Harfleur.
Alors que les sapeurs pompiers portent secours à la victime, le conducteur d'une Renault Twingo arrive assez vite sur le parking et s'arrête au frein à main. Le parking ayant été le cadre, il y a quelques mois d'un accident qui avait vu une personne âgée passée sous une voiture et perdre la vie par la suite, de ses blessures, les trois policiers présents demandent au conducteur de la Renault de lui présenter les papiers du véhicule.

Il refuse de présenter ses papiers

Celui-ci refuse de présenter ses papiers. Les policiers lui signifient alors que s'il persiste dans son refus, ils seront dans l'obligation de le conduire au commissariat. Fou de rage, le conducteur du véhicule insulte les policiers en les traitant de plusieurs noms. Les Policiers tentent alors de l'interpeller et ils se retrouvent avec une rébellion. L'homme est particulièrement virulent. C'est là que surgit un deuxième individu. Les trois policiers creusotins demandent alors des renforts. Il faudra sept policiers pour maîtriser les deux individus qui se débattent et frappent les fonctionnaires, dont deux officiers.
«Ce sont des violences graves, car trois policiers ont été blessés. Avec des interruptions temporaires de travail de huit jours, trois jours et un jour. Et la meilleure preuve que les Policiers n'ont pas été violents au cours de leur intervention, c'est qu'aucune des personnes placées en garde-à-vue n'a fait l'objet d'une incapacité temporaire de travail», commente Xavier Moissenet, substitut du Procureur de la République de Chalon-sur-Saône.

Un policier a été placé en soins intensifs

Pour les Policiers les blessures n'ont pas été minces. Oedèmes à la cage thoracique pour l'un, poignet cassé pour un autre et une violente blessure au sternum pour un officier qui, transporté à l'Hôtel-Dieu, a été placé en soins intensifs toute la journée de mardi et une partie de la nuit, en raison de conséquences et de problèmes cardiaques...
«Les comportements de ces jeunes sont complètement inadmissibles. Ce sont des faits très graves qui se sont produits», assure Xavier Moissenet.
Le mineur, qui n'a pas 17 ans, a été présenté mercredi matin. Présentant un casier judiciaire vide, il a été placé son contrôle judiciaire dans l'attente de son jugement. Le majeur, M. Malik Douadi, 21 ans, a quant à lui fait l'objet d'une comparution immédiate, ce mercredi après-midi.

15 mois dont 7 fermes

Le Tribunal de Grande Instance de Chalon-sur-Saône l'a condamné à 15 mois de prison, dont 8 mois avec sursis et mise à l'épreuve. Il a été conduit au centre pénitentiaire de Varennes-le-Grand où il devra purger une peine de 7 mois de prison ferme.
«Le plus déconcertant c'est qu'ils se sont présentés comme des victimes, alors que ce sont bien les Policiers qui ont été blessés. On aurait pu attendre d'eux un minimum de courage», commente le substitut du Procureur de la République.
L'annonce du jugement, qui s'est effectuée en présence d'une soixantaine de personnes venues soutenir le prévenu, a donné lieu à un coup de chaud dans l'enceinte du Tribunal qui a dû être évacué par les Policiers. Des dégradations ont été commises et une vitre a été brisée.

source : Creusot Infos (28 mai 2008)

mercredi 28 mai 2008

Castelnaudary (11) : Deux policiers blessés au cours d'une interpellation

Hier matin, à la station Avia, deux jeunes Chauriens visiblement ivres se sont rebellés lors de leur interpellation. Deux policiers ont été blessés dans la bagarre et ont eu droit à des arrêts de travail.

Traumatisme cervical entraînant 15 jours d'arrêt de travail pour un premier policier, et traumatisme au poignet se soldant par 8 jours d'arrêt de travail pour un second, tel est le bilan chez les forces de l'ordre de l'interpellation musclée de deux jeunes chauriens, hier matin, à la station Avia, sur la route de Toulouse.
Il était 9 h 50 ce dimanche matin quand un automobiliste prenant de l'essence à la station située à la sortie ouest de la ville, a vu son véhicule percuté par une voiture venant elle aussi acheter du carburant.
A l'intérieur, deux jeunes Chauriens, âgés de 27 et 30 ans, visiblement ivres. Ils refusent le constat et rapidement le ton monte.

Près de 3 grammes d'alcool dans le sang

La gérante de la station prévient la police de Castelnaudary qui se rend immédiatement sur place. Les deux jeunes refusent de se soumettre à l'éthylotest et quand les policiers décident de les conduire au commissariat, ils se rebellent. Dans la bagarre qui a suivi, deux fonctionnaires de police ont été blessés. Un premier souffre d'un traumatisme cervical entraînant 15 jours d'arrêt de travail, un autre d'un traumatisme au poignet occasionnant 8 jours d'arrêt de travail.
Malgré leurs blessures, les policiers parviennent à maîtriser les deux récalcitrants et à les placer en garde à vue différée, un passage en chambre de dégrisement étant nécessaire avant tout interrogatoire.
Là aussi, le conducteur fait des siennes puisqu'il refuse de se soumettre à l'éthylotest. Le passager accepte, mais son état ne lui permet pas de souffler dans l'appareil. C'est une prise de sang qui révélera qu'il avait 2,82 grammes d'alcool dans le sang au moment des faits... Finalement, en fin d'après-midi, les fauteurs de trouble sont interrogés.
Le conducteur reconnaît partiellement les faits, en revanche le passager avoue ne plus se souvenir de rien... Ils sont convoqués tous les deux, le 25 juin prochain, au tribunal de Carcassonne pour y répondre de plusieurs accusations : conduite en état d'ivresse, refus de se soumettre à l'éthylotest, outrage et rébellion pour le conducteur, outrage et rébellion pour le passager.

source : L'Indépendant (26 mai 2008)

jeudi 22 mai 2008

Lyon (69) : Bagarre générale à la sortie de l'avion

Six personnes d'une même famille, originaire de Meyzieu, ont été interpellées et déférées avant-hier à un juge d'instruction de Lyon, mises en examen pour violences volontaires aggravées, à l'issue d'une affaire spectaculaire qui s'est déroulée à la sortie d'un avion, en plein cœur de l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry.
Ce qui pouvait paraître comme un banal conflit entre usagers impatients au départ d'un vol, comme on en voit à la poste ou à la gare, a dégénéré en bataille à l'arrivée de l'avion, avec six blessés à déplorer. Dimanche, un incident survient à l'embarquement du vol BIE 7511, à Marrakech au Maroc. Des voyageurs font remarquer à un couple qu'il ne respecte pas la file d'attente à l'enregistrement. Ce qui provoque des échanges acides, des insultes. « Vous allez voir ce qui va vous arriver » lance un protagoniste, sans plus de précision. Les choses semblent se tasser, l'avion arrive à Lyon à 14 h 30. Mais à la porte d'arrivée 17, un comité d'accueil attend fermement. Le couple semble avoir prévenu par téléphone sa famille pour se venger de l'affront initial. Éclate alors une véritable bagarre, sous le regard effaré des voyageurs. La famille assaillante est armée d'une barre de fer, l'arme aurait été utilisée par la mère et une fille, selon les premières investigations.
Les autres membres frappent à coups de poing et de pied. La famille visée, qui rentrait de voyage avec des enfants, compte quatre blessés, avec à la clé des incapacités totales de travail de sept à quatorze jours et une nuit d'observation à l'hôpital. Un fonctionnaire de la police aux frontières (PAF) est aussi touché lors d'une intervention délicate, avec des blessures qui motivent sept jours d'arrêt de travail. Face au tumulte inquiétant, une dame âgée de 75 ans subit un début de malaise. Une enquête a été promptement menée par la brigade judiciaire de la PAF. Les images vidéo du système de surveillance ont permis d'identifier les auteurs présumés de violences et de débrouiller l'enchaînement des circonstances. « La vidéo permet une surveillance efficace du site, l'aéroport est un endroit stratégique, un lieu protégé, on ne peut pas se livrer à ce type de comportements » confie un officier de la police aux frontières, « les auteurs de troubles doivent savoir qu'ils seront retrouvés. » Face à un événement survenu dans un secteur sensible, très fréquenté, le parquet de Lyon a opté pour l'ouverture d'une instruction judiciaire. La qualification retenue vise plusieurs circonstances aggravantes. La préméditation, la réunion, l'utilisation d'une arme et des faits commis « dans un lieu destiné à l'accès à un moyen de transport collectif de voyageurs ». Deux mandats de dépôts ont même été requis. La décision devait être rendue par le juge des libertés et de la détention dans la soirée.

source : Le Journal de Saône et Loire (21 mai 2008)

Paris (75) : Manifestation des pêcheurs - quatre policiers blessés

Quatre policiers ont été blessés, dont trois sérieusement, ce matin par des projectiles lors de la manifestation de quelque 200 marins-pêcheurs devant le ministère de l'Agriculture et de la pêche, a annoncé la préfecture de police. Les manifestants, qui protestent contre la hausse des carburants, ont lancé une centaine de fumigènes et de fusées de détresse en direction des forces de l'ordre qui bloquaient la rue de Varennes, où se trouve le ministère. L'un des policiers a été grièvement blessé à la jambe par un tir tendu de fusée de détresse. Des appels au calme ont été lancés par les représentants de la délégation reçue par Michel Barnier

source : Ouest France (21 mai 2008)

mardi 20 mai 2008

Auxerre (89) : Il donne un coup de barre de fer dans la porte du commissariat

Que lui est-il passé par la tête ? Un Auxerrois de 38 ans qui se promenait avec une barre de fer a utilisé son ustensile pour taper sur la porte du commissariat d'Auxerre, samedi, vers 18 h 50. Lors de son interpellation par la brigade anticriminalité, l'homme a frappé l'un des policiers. Blessé, ce dernier s'est vu délivrer une semaine d'arrêt de travail. Son agresseur devra faire l'objet d'une expertise psychiatrique avant que le parquet ne statue sur son sort.

source : L'Yonne Républicaine (20 mai 2008)

Toulouse (31) : Des cambrioleurs foncent sur un policier

Un policier à scooter a été volontairement heurté, hier vers 16 heures rue Doujat, dans le quartier de Lardenne, à Toulouse, par une équipe de cambrioleurs qui prenaient la fuite à bord d'une Mercedes volée dernièrement à Colomiers. Les policiers en patrouille dans le secteur avaient repéré la voiture suspecte aux abords d'une habitation. Alors que les forces de l'ordre s'apprêtaient à intervenir, les malfaiteurs n'ont pas hésité à foncer en voiture sur l'un des fonctionnaires qui a chuté. Le policier a fait usage de son arme et a tiré à plusieurs reprises en direction des fuyards. Peu de temps après, la voiture est une nouvelle fois repérée aux Pradettes où les policiers de la Bac interpellent trois individus. Ils ont été placés en garde à vue.

source : La Dépêche du Midi (20 mai 2008)

Reims (51) : Policiers menacés de mort - prison ferme aux jeunes

Deux jeunes de 20 et 25 ans ont été condamnés à des peines de 3 et 9 mois de prison ferme, hier, par le tribunal correctionnel de Reims. Le 29 avril dernier, ils avaient été condamnés par la même juridiction (l'union des 29 avril et 2 mai) à six mois de prison ferme pour avoir participé au « caillassage » de policiers intervenus dans le quartier Orgeval à la suite de la découverte d'une voiture contenant 47 kg de résine de cannabis.
Juste après le prononcé du jugement, les deux jeunes ont été emmenés en fourgon cellulaire jusqu'à la maison d'arrêt. Pendant le trajet, ils ont proféré des menaces de mort à l'encontre des quatre policiers qui les escortaient ainsi qu'à l'encontre d'une jeune femme gardienne de la paix qui avait été à l'origine de leur interpellation. Les quatre policiers ont émis des témoignages concordants selon lesquels Hakim Dekkal les aurait prévenus qu'ils auraient « dans six mois, intérêt à sortir avec les (gilets) pare-balles. J'irai en prison pour quelque chose : j'aurai buté un flic ». Hakim Leghbali n'était pas en reste. Il a averti les policiers qu'il allait « mettre leurs têtes à prix. Un contrat avec des clandestins, ce n'est pas cher, 500 euros par tête. » À l'encontre de la jeune femme gardienne de la paix, les propos ont été d'une extrême violence, comme n'a pas manqué de le noter la présidente, Mme Maderolle, et ses assesseurs.
À la barre du tribunal, Hakim Leghbali a nié totalement avoir proféré de quelconques menaces à l'encontre des policiers : « C'est leur parole contre la mienne, » reconnaît-il. S'il a nié dans un premier temps, Hakim Dekkal a fini par reconnaître du bout des lèvres : « C'est ma bouche qui a parlé. J'ai peut-être tenu des propos un peu menaçants ». L'avocat des policiers a souligné que la jeune gardienne de la paix n'a pas déposé plainte contre les deux prévenus. « Elle ne veut pas envenimer les choses et elle a peur. »
Le procureur de la République adjoint a requis 18 mois de prison ferme à l'encontre des deux jeunes « dont les propos dépassent ce que l'on peut tolérer ».
Me Nicolas reconnaît que son client, Hakim Leghbali, « a été vexé par la condamnation prononcée à son encontre. Il a ressenti une injustice. Il a sans doute eu des mots contre l'institution en général, mais pas contre les policiers présents en particulier ».
Me Amourra pour la défense d'Hakim Dekkal a insisté pour que son client assume ses propos. « Aujourd'hui, il est prêt à mettre fin à son bras de fer avec la police. Les propos qu'il a tenus dans cette estafette, dans ce huis clos policier, n'étaient pas dirigés contre les personnes présentes mais plutôt contre celles qui étaient à l'origine de son interpellation. »
Le tribunal a condamné Hakim Leghbali à neuf mois de prison ferme et Hakim Dekkal à trois mois ferme.

source : L'Union (20 mai 2008)

Marseille (13) : Des affrontements ce matin entre CRS et agents du Port autonome

Le Vieux-port a été le théâtre d'une bataille rangée entre manifestants et CRS

La colère des agents du Port autonome qui protestent contre le projet de réforme du statut des ports en examen aujourd'hui au Sénat, est montée d'un cran aujourd'hui à Marseille. En milieu de matinée, une véritable bataille rangée a opposé les CRS et les manifestants (quelques centaines) devant l'Hôtel de ville. Dès le départ, on sentait bien que la moindre étincelle pouvait allumer la mèche et provoquer l'affrontement.

Et, c'est un refus des forces de l'ordre qui a mis le feu aux poudres. En effet, après leur rencontre avec Martine Vassal (Jean-Claude Gaudin et Roland Blum se trouvant tous les deux à Paris. Le maire de Marseille au sénat, le premier adjoint à l'Assemblée), adjointe à la qualité de la vie de la municipalité, les manifestants ont demandé à tenir une conférence de presse devant l'Hôtel de ville. Le "niet" des policiers n'a pas plu mais alors pas du tout à ceux qui protestent contre la réforme gouvernementale des ports autonomes.

Conséquence immédiate : des objets divers ont volé en direction des CRS dont l'un d'eux a été sérieusement blessé à la tête, par un marteau. Les forces de l'ordre ont riposté sans attendre à l'aide de gaz lacrymogènes. L'affrontement s'est durci et le quai de la mairie a été le théâtre d'une grande bagarre généralisée. Un véhicule de police a bien failli en faire les frais et se retrouver détruit par les flammes, si le début d'incendie n'avait pas été éteint à temps.

Une confusion s'en est suivie avec notamment des agents du port qui se sont retrouvés dans le parking situé derrière la mairie. Les échauffourées ses sont étendues aux abords de la Joliette et une bombe lacrymogène s'est retrouvée sur le balcon d'un appartement. L'affrontement a pris fin vers 11h30.

La CGT par cette action a-t-elle voulu montrer au gouvernement toute sa détermination dans sa lutte contre la réforme des ports du gouvernement Fillon ? En tout cas les leaders syndicaux, comme Pascal Galéoté, ont indiqué qu'ils voulaient à tout prix "que s'ouvrent des négociations" et que l'affrontement trouve une issue.

source : La Provence (20 mai 2008)

vendredi 16 mai 2008

St-Juéry 81) : L'homme trop bruyant blesse deux policiers

Une banale intervention pour tapage diurne s'est terminée par l'agression d'une fonctionnaire de police, mardi soir, à Saint-Juéry. Vers 18 h, la police est appelée rue de Pratviel par des résidants qui se plaignent que leur voisin écoute la musique trop fort. Trois fonctionnaires du roulement se rendent sur place. Deux montent à l'appartement d'où provient la musique et frappent à la porte. Un homme âgé d'une trentaine d'années leur ouvre. Dès qu'il voit les uniformes, il profère des insultes et essaie de refermer la porte. Les deux policiers réussissent à rentrer et lui demandent simplement d'arrêter la musique. Au lieu de quoi, ils reçoivent un flot d'injures.

« JE VAIS TE CREVER ! »

Le niveau sonore n'a toujours pas baissé. Soudain, le jeune homme perd le contrôle de ses nerfs, enlève sa montre et quelques effets et se dirige vers un des policiers en lui lançant « Je vais te crever ». Les deux policiers, clairement menacés, n'ont d'autre solution que de maîtriser l'individu surexcité. Mais l'interpellation s'avérera difficile. La preuve : une fonctionnaire sera blessée au poignet. Grosse entorse ou fracture du scaphoïde, elle attendait les résultats des radios mais se trouve d'ores et déjà en arrêt de travail pour 5 jours.

La brigade anticriminalité a été appelée en renfort pour escorter l'homme jusqu'au commissariat. Durant le trajet, il couvrira le véhicule de la BAC de crachats. Le début de la garde à vue ne sera pas plus tranquille : même menotté, l'intéressé réussira à donner un coup de pied au visage d'un policier qui aura la lèvre tuméfiée.

S'il avait baissé la musique, le jeune homme ne risquait qu'une simple contravention pour tapage diurne, ce qui relève de la justice de proximité.

Au lieu de ça, il devra répondre d'outrage et rébellion et violences à l'encontre d'agents dépositaires de l'autorité publique, cette fois devant le tribunal correctionnel d'Albi.

source : La Dépêche du Midi (16 mai 2008)