Bienvenue sur ce blog dont le but est de montrer la dangerosité du métier de Policier à travers des articles de presse, de vidéos et de diaporamas.

Plus de cinq mille d'entre eux sont blessés chaque année en service. Une tendance en hausse.

Aucune des missions auxquelles ils prennent part n'est sans risque.

De même, les militaires de la Gendarmerie Nationale et les agents des Douanes et des Polices Municipales sont soumis aux mêmes dangers. Désormais, le blog s'ouvre à ces autres composantes de la sécurité intérieure.




mercredi 30 avril 2008

Sevran (93) : Deux policiers légèrement blessés par des jets de projectiles

Deux policiers ont été légèrement blessés mardi soir dans le quartier sensible des Beaudottes à Sevran (Seine-Saint-Denis) par des jets de projectiles.

Un policier a été légèrement blessé à la cheville et l'autre légèrement blessé au bras après des jets de projectiles.

Le syndicat Unsa-police a condamné mercredi dans un communiqué «ces actes gratuits commis à l'encontre de membres des forces de l'ordre appelés dans ce quartier sensible», pour «porter assistance à la victime d'un vol».

Il demande que «tout soit mis en oeuvre afin que les auteurs de ces violences soient interpellés» et «déférés devant la justice au plus vite», souhaitant que «des actions moins médiatiques et plus efficaces soient menées pour mettre fin à ces agressions».

Une vaste opération de police avait été menée le 23 avril à la cité des Beaudottes, un quartier sensible récemment décrit par les renseignements généraux comme étant «sous la coupe réglée» de dealers. Elle avait donné lieu à de faibles saisies de drogues, ainsi qu'une arme de quatrième catégorie, un gilet pare-balles et plusieurs véhicules volés.

source : leparisien.fr (30 avril 2008)

Les Mureaux (78) : Le contrôle d'un quad met le feu aux poudres

Dans le quartier sensible des Musiciens aux Mureaux, c'est le contrôle d'un jeune circulant sur un quad qui a mis le feu aux poudres dimanche vers 21 heures. Le propriétaire du quatre-roues venait d'être autorisé à repartir par les fonctionnaires lorsque, quelques minutes plus tard, une dizaine de jeunes se rassemblent le long des immeubles, rue Louis-Blériot. Rapidement, ils s'en prennent aux policiers présents en leur jetant des pierres.
Pendant que les forces de l'ordre progressent sur le parking, l'un des agents reçoit une pierre sur le genou et est blessé. Tandis qu'il est évacué, ses collègues tirent deux grenades lacrymogènes pour disperser les jeunes. Ceux-ci prennent la fuite. Le policier blessé souffre d'une fracture de la tête du péroné et s'est vu prescrire trois semaines d'ITT (interruption totale de travail).

Ces événements font suite à une série d'incidents survenus depuis trois jours. Dans la nuit de vendredi à samedi, les policiers avaient été l'objet de trois guets-apens en moins d'une heure, entre 21 h 30 et 22 h 10, allée des Giroflées, allée Georges-Bizet et au stade Pierre-Brossolette. Cibles de projectiles, ils avaient ensuite été attaqués par une trentaine de jeunes et avaient dû faire usage à treize reprises de leurs flash-balls (arme tirant des balles en caoutchouc). Le lendemain, un affrontement avait eu lieu entre une vingtaine de jeunes et les policiers. Pris à partie après la chute de deux jeunes qui s'étaient enfuis à la vue d'une patrouille, les fonctionnaires avaient dû riposter par deux tirs de grenades. « On reste sur des faits très limités, confie un enquêteur. Il n'y a pas eu de prémices qui pouvaient nous faire songer à ce type d'incidents, et ceux-ci sont dus à une petite minorité. »

source : Le Parisien (29 avril 2008)

mardi 29 avril 2008

Le Mans (72) : Course-poursuite à moto sur la rocade

En marge des 24 Heures du Mans moto, il provoque une course-poursuite avec les motards de la police. Il écope, en comparution immédiate, d'un an ferme.
La course ne lui suffisait apparemment pas. Dans le box, Ronan, 28 ans, boucles blondes, sweat bleu à capuche et jeans, balbutie ses excuses et retient ses larmes. Cette image colle mal avec les faits sidérants que récite le président Chauty.

Le week-end dernier, le jeune Montpelliérain, vient assister avec des amis aux 24 Heures du Mans moto. Le samedi 19 avril, peu après minuit il roule à plus de 90 km/h, avenue Gesnelay. Seulement voilà, le dispositif policier déployé ce week-end là est important. Il force le barrage, fait demi-tour et force à nouveau le barrage avant de fuir, à toute allure, vers la rocade. S'engage alors une course-poursuite digne d'un film d'action hollywoodien. À environ 190 km/h, il tente de faire chuter le policier à moto qui l'a rattrapé. Celui-ci, bloqué contre la glissière, finit par sortir son arme et tire trois fois. La moto du Montpelliérain est endommagée. Fin de la course-poursuite. Elle a duré une demi-heure.

À l'audience, Ronan reconnaît qu'il avait bu et fumé du cannabis. Il s'excuse à plusieurs reprises auprès des motards de la police, présents dans la salle d'audience. « Je n'ai voulu mettre en danger personne », répète-t-il, la gorge serrée. Il a du mal à expliquer ce qui s'est passé, parle d'un « coup de sang ». Le procureur, Christian Elek, évoque le Far West et les rodéos américains. Le jeune homme a déjà été condamné en 2004 pour conduite en état d'ivresse. Il requiert 18 mois de prison, dont 6 ferme.

Le président va plus loin, il condamne Ronan Josselin à deux ans de prison dont un ferme. Dans la salle, la famille ne comprend pas. « Ce n'est pas la justice, ça ! », lance une proche en pleurs, en quittant la salle

source : Ouest France (23 avril 2008)

Toulouse (31) : Un policier mordu par un chien

Un policier tire sur un molosse qui « gardait » son maître

Début de matinée, fin de nuit même, agitée dans le quartier d'Empalot à Toulouse hier où les policiers de la brigade des stupéfiants de la sûreté ont mené une série d'interpellations dans le cadre d'une enquête sur un trafic de stupéfiants. Une opération menée sur commission rogatoire du juge d'instruction Didier Suc et qui a permis l'arrestation de cinq suspects. D'autres arrestations pourraient d'ailleurs intervenir rapidement. À ce stade intermédiaire des investigations, la justice et la police sont volontairement restées discrètes hier sur l'étendue de cette nouvelle enquête qui vise à porter un autre coup au trafic de drogue et à l'économie souterraine qu'elle génère. Lors des perquisitions, chez les suspects, de la cocaïne et de la résine de cannabis ont été saisis. Et également une forte somme d'argent liquide (environ 30 000 €). Des descentes pas toujours simples. Vers 6 heures, quand les policiers d'un groupe d'intervention ont débarqué dans un appartement d'Empalot, ils étaient attendus « discrètement » par un molosse qui a bondi sur un membre du GIPN de Bordeaux venus épauler les arrestations. Violemment attaqué, mordu profondément, le fonctionnaire a fait usage de son arme. Grièvement blessé, le chien n'était pas mort hier matin. Son maître, comme les quatre autres suspects, ont été placés en garde à vue au commissariat central.

source : La Dépêche du Midi (28 avril 2008)

Aussillon (81) : Un policier mazamétain très légèrement blessé et deux interpellations

Depuis jeudi après midi et jusqu'au week-end, plusieurs incidents entre jeunes gens de la cité de la Falgalarié à Aussillon et les forces de l'ordre se sont produits. Des événements sans très grande gravité de façon factuelle mais qui, pour certains, doivent être considérés comme une forme de violence urbaine. Tout a commencé jeudi après midi par l'interpellation d'un jeune garçon de 15 ans, arrêté par les policiers de Mazamet sur la Falgalarié alors qu'il conduisait un cyclomoteur volé avec lequel il faisait du rodéo dans le quartier. Les policiers ont pu l'emmener en garde à vue mais ont dû user de gaz lacrymogènes pour se retirer sous une pluie d'insultes, de jets de pierre et de crachats. En début de soirée, deux tentatives d'incendie de voiture ont suivi, à quelques centaines de mètres de là.

Vendredi soir, les policiers, mandatés pour effectuer des contrôles d'identité, ont été, sur la même zone, pris à partie par des jeunes gens, une vingtaine environ, qui se trouvaient là.

Ils ont essuyé des jets de projectiles, cailloux et cannettes vides. L'un des policiers, a reçu un objet sur la tempe, le blessant très légèrement. Cependant, la patrouille est parvenue à intercepter l'un des jeunes agresseurs. Il a été placé en garde à vue et relâché, étant l'auteur d'un jet de projectile contre la voiture de Police seulement.

Samedi soir, un dispositif policier renforcé de surveillance a été mis en œuvre et aucun incident n'est venu ponctuer la nuit. Ceci dit, pour Patrick Batigne, secrétaire local du syndicat Alliance Police nationale : « On se rend compte que même dans des circonscriptions réputées tranquilles, on peut se retrouver face à des violences urbaines. Certes, ce phénomène ici n'est pas inquiétant, mais il mérite que l'on s'y intéresse de près. C'est pourquoi notre syndicat réclame des peines plancher pour les auteurs de violences contre les personnes dépositaires de l'autorité publique ou contre les personnes vulnérables. »

Par ailleurs, le syndicaliste insiste sur : « la nécessité de nous doter d'équipements spécifiques, comme le flash-ball, pour mieux faire face à ces comportements. » Les deux jeunes gens qui ont été placés en garde à vue jeudi et vendredi, feront l'objet de poursuites judiciaires.

source : La dépêche du Midi (29 avril 2008)

lundi 28 avril 2008

Bourg-en-Bresse (01) : Une sortie de discothèque qui tourne vinaigre

Quatre policiers blessés pour un total de 42 jours d'ITT, l'addition s'annonce salée

Lendemains de cuite difficiles en perspective, pour deux frères âgés d'une vingtaine d'années, qui seront présentés cet après-midi en comparution immédiate, devant le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse.
Originaires d'Ambérieu-en-Bugey, ils devront répondre d'une série d'incidents violents survenus dans la nuit de vendredi à samedi, devant le bar-discothèque Le Cristal, avenue des anciens combattants à Bourg-en-Bresse.
A l'origine de ce grabuge nocturne, ayant expédié plusieurs policiers à l'hôpital, un différend entre un groupe de clients et les deux frères, à la sortie de la boîte de nuit, sur fond de consommation excessive d'alcool. Il était environ cinq heures du matin. Après une première salve de coups de poings, les belligérants semblaient s'être calmés lorsqu'est arrivée sur place la patrouille de police-secours.

Le pouce retourné

C'est le moment qu'a choisi l'un des deux frères, déjà bien amoché, pour s'en prendre à un videur, puis aux policiers qui tentaient de s'interposer. Surexcité, l'individu a été maîtrisé non sans mal, deux des fonctionnaires, touchés par des coups de poings au visage, s'en tirant respectivement avec deux et quinze jours d'interruption temporaire de travail (ITT).
Au commissariat, impossible de le faire souffler dans l'éthylomètre. D'un coup de tête, il repoussait un policier (quatre jours d'ITT). Un de ses collègues, qui tentait d'intervenir, était sérieusement blessé à la main. Diagnostic : arrachement des ligaments du pouce et 21 jours d'arrêt de travail.
42 jours d'ITT au total, trois plaintes déposées par des clients et le patron de l'établissement de nuit, une procédure pour outrage-rébellion, une autre pour les violences aggravées, sur les clients et/ou sur les représentants des forces de l'ordre, l'addition s'annonce salée pour les deux frères, qui commençaient à regretter le « dérapage », hier, une fois dessaoulés. La gueule de bois risque de durer.

source : Le progrès de Lyon (28 avril 2008)

Reims (51) : Il jette du café chaud sur les policiers

Vendredi vers 20 h 45, de passage allée des Bleuets dans le quartier du Chemin-Vert, les policiers ont reconnu un habitué de leurs services qui était recherché pour purger une peine d'emprisonnement émanant du tribunal correctionnel de Reims.
L'homme n'était pas décidé à se laisser prendre. Il a tenté de se réfugier chez lui où l'arrestation a tourné au pugilat. C'était l'heure du café à la maison. S'emparant d'une tasse qui traînait par-là, le récalcitrant aurait déversé le café chaud sur les policiers (un acte volontaire, et non accidentel au cours du tumulte, affirment les fonctionnaires aspergés).
Force est revenue à la loi. Maîtrisé, le mis en cause, Ludovic Douchet, dit Biloute, 36 ans, a fait l'objet d'une procédure pour rébellion qui sera prochainement jugée par le tribunal correctionnel.
Les policiers l'ont ensuite conduit à la maison d'arrêt en vertu de l'extrait de jugement qu'il avait à purger : quatre mois d'emprisonnement ferme pour l'agression l'an dernier d'un couple d'automobilistes place du 11-Novembre.

source : L'Union (28 avril 2008)

Pau (64) : Des CRS caillassés dans le quartier de l'Ousse-des-Bois

Un fonctionnaire a dû tirer deux coups de feu en l'air pour disperser une quinzaine d'assaillants masqués et armés

Un équipage de six CRS (compagnie républicaine de sécurité) a été pris sous un jet nourri de pierres, samedi soir à Pau (64). L'incident s'est produit vers 22 h 15, en plein coeur du quartier de l'Ousse-des-Bois, alors que les fonctionnaires contrôlaient les occupants d'une BMW, rue de Portet.
Au moment où le chef de bord regagnait son fourgon Boxer afin d'interroger le système informatique, une quinzaine d'individus masqués ont fait leur apparition, armés de pierres, de barres de fer et de battes de base-ball. Deux fonctionnaires ont été blessés dans le caillassage - ce qui leur a valu deux jours d'interruption totale de travail (ITT). Leurs agresseurs venant quasiment au contact et tentant de pénétrer dans leur fourgon, les CRS n'ont pas pu quitter les lieux.
Dans cette situation délicate, le chef de bord a pris la décision de sortir son arme de service et de tirer deux coups de feu en l'air. Ce qui a eu pour effet instantané de disperser le groupe d'assaillants, et a permis à l'équipage d'appeler des renforts. Une trentaine de fonctionnaires se sont alors rendus sur place. Parmi eux, des effectifs locaux et d'autres policiers de la CRS 6 de Saint-Laurent-du-Var, en mission de sécurisation pendant les vacances scolaires à Pau. Des patrouilles ont été maintenues toute la nuit, sans qu'aucun autre incident ne soit signalé.

Enquête ouverte. L'épisode de samedi soir n'a duré que deux ou trois minutes. Mais, de mémoire de policier palois, il ne s'en était pas produit d'aussi violent depuis décembre 2006. À l'époque également, des CRS caillassés avaient dû faire usage de leur arme pour se dégager.
Réaction au contrôle routier ou simple opportunité de « caillasser » ? Les enquêteurs du commissariat de Pau n'excluent aucune hypothèse. Des expertises devraient être menées sur les pierres jetées afin d'y retrouver des traces d'ADN.
Du côté des syndicalistes policiers, Damien Leblanc, de SGP-FO, remarque que « chaque fois que des condamnations sévères ont été prononcées dans ce genre d'affaire, cela a eu le mérite de calmer le jeu. Le problème, c'est que la tolérance zéro s'applique parfois plus au bord des routes qu'à l'intention des vrais voyous ».
Au-delà de cet appel à la sévérité, Damien Leblanc - lui-même fonctionnaire à la BAC et déjà pris sous des jets de pierres - propose la tenue d'une « table ronde » associant « des représentants de la hiérarchie policière, des syndicats, de la justice et de la mairie ».

source : Sud Ouest (28 avril 2008)

dimanche 27 avril 2008

Vitry (94) : Un extincteur « tombe » du 8éme étage

Une patrouille de police, des jeunes qui jettent des projectiles et, au final, un extincteur qui aurait pu tuer s'il avait touché quelqu'un : c'est le scénario du mauvais film qui s'est déroulé jeudi après-midi, rue de la Commune-de-Paris, à Vitry. Alors qu'elle passe dans la rue, une patrouille de la brigade anticriminalité départementale essuie des jets de projectiles divers lancés par une dizaine de jeunes gens. Les policiers s'arrêtent et se lancent à la poursuite de leurs agresseurs.

L'un d'entre eux est rattrapé et interpellé.

Mais alors qu'ils vont faire monter leur suspect dans la voiture, un grand bruit se fait entendre derrière eux. A quelques centimètres de leur voiture, un extincteur d'une dizaine de kilos vient de se fracasser au sol. Les policiers pourront facilement établir qu'il a été projeté du huitième étage. Le jeune interpellé est ramené au commissariat et placé en garde à vue.

Un peu plus tard dans la journée, une autre patrouille essuie à son tour des jets de projectiles, à quelques dizaines de mètres du lieu de la première agression. Là encore, les policiers mettent pied à terre et se lancent à la poursuite des jeunes. Quatre d'entre eux sont rattrapés et menottés. Des interpellations qui ne se font pas facilement : l'un des policiers écope même d'un coup de pied au visage. Les fonctionnaires viennent de demander des renforts pour conduire les jeunes jusqu'au commissariat quand ils se retrouvent encerclés. Une quarantaine de jeunes gens sont bien disposés à les empêcher de quitter les lieux avec leurs copains. Pour se dégager et disperser la foule, les policiers devront user de gaz lacrymogène. Les quatre jeunes gens, âgés de 20 à 24 ans, ont finalement été conduits au commissariat où ils ont été placés en garde à vue

source : Le Parisien (26 avril 2008)

Pau (64) : La prison par ricochet

VIOLENCES URBAINES. --Un Palois de 23 ans condamné à deux mois de prison pour avoir envoyé des projectiles et outragé les forces de police, quartier Saragosse

«On b? vos femmes et vos filles, nique la police, allez vous faire f? » S'ensuivent des projectiles et des jets de bouteilles, qui atterrissent sur un véhicule banalisé. Telles sont les amabilités reçues par les policiers de la brigade anticriminalité (BAC) de Pau, lorsqu'ils arrivent à proximité de la tour Isabe, rue Jules-Verne, mardi soir, racontées par le président du tribunal correctionnel hier. Ce soir-là, relate le magistrat, vers 22 h 20, les policiers patrouillent dans le quartier Saragosse alors qu'une heure plus tôt les CRS, eux aussi présents dans le cadre d'une campagne de sécurisation, s'étaient faits accueillir par des jets de pierres.
Les lanceurs, la plupart encapuchés ou la tête couverte d'une casquette, ont pris place dans les cages d'escaliers de l'immeuble, entre le sixième et le septième étage, dans les parties communes qui n'ont pas de fenêtres et qui constituent des planques idéales pour tirer. Les trois fonctionnaires de la BAC stoppent et éclairent la façade avec une torche puissante. L'un des agresseurs est formellement identifié par un policier. Un autre sera également reconnu quelques instants plus tard au pied de l'immeuble.
Le lendemain, les CRS font à nouveau l'objet de tirs. Plus tard, une perquisition dans les locaux de l'immeuble permet de découvrir un stock de gravats, avec des blocs de béton pesant entre 7 et 15 kg.

Interpellation le lendemain. Mercredi à 10 h 15, le premier homme est arrêté sur son lieu de travail à Pau. Il est placé en garde à vue, mais nie les faits. Il était convoqué hier devant le tribunal correctionnel dans le cadre de la comparution immédiate.
Âgé de 23 ans et habitant Pau, il possède un casier judiciaire déjà chargé : neuf condamnations dont quatre mises à l'épreuve. De quoi énerver le président du tribunal, Alain Bressy, également juge d'application des peines. « Vous avez une drôle de façon de vous réinsérer ! Vous êtes attiré comme un aimant vers cette rue Jules-Verne ! » Le prévenu avait effectivement indiqué au cours de son audition qu'il rejoignait tous les soirs des amis rue Jules-Verne. Il ne reconnaît cependant pas avoir participé au caillassage, ayant comme alibi un dîner chez sa mère avec sa petite amie. Il est ensuite parti à pied. « Ma mère m'a récupéré en face de la tour ». La version de sa petite amie diffère, ce que ne manque pas de relever le juge, mais aussi le procureur de la République. Cette dernière perd patience : « Ces faits stigmatisent le quartier. Ils créent des zones de non-droit où les policiers se ramassent des cailloux. C'est inadmissible. Vous ne faites pas grand cas des avertissements que l'on vous donne, Monsieur ! »

«Peine plancher évitée». Le tribunal a condamné le jeune homme à deux mois de prison ferme pour dégradations et outrages avec mandat de dépôt. Il a donc passé la nuit en prison, en évitant de peu la peine plancher. « C'est une fleur, Monsieur, mais cette fleur est proche de se faner », a conclu le juge Bressy. La personnalité du Palois avait été rapidement décrite et notamment son enfance, chez un père toxicomane, mort d'une hépatite liée à la drogue.
L'affaire aura son deuxième volet abordé aujourd'hui. Le deuxième homme, âgé de 19 ans, arrêté hier à 14 h 30, lui aussi identifié par les policiers, a été placé en garde à vue au commissariat de Pau.

source : Sud Ouest (25 avril 2008)