Bienvenue sur ce blog dont le but est de montrer la dangerosité du métier de Policier à travers des articles de presse, de vidéos et de diaporamas.

Plus de cinq mille d'entre eux sont blessés chaque année en service. Une tendance en hausse.

Aucune des missions auxquelles ils prennent part n'est sans risque.

De même, les militaires de la Gendarmerie Nationale et les agents des Douanes et des Polices Municipales sont soumis aux mêmes dangers. Désormais, le blog s'ouvre à ces autres composantes de la sécurité intérieure.




mercredi 6 janvier 2010

Perpignan (66) : Le suspect résiste à son arrestation et fait tomber un policier sur le sol

Tandis que les policiers de la Bac (brigade anti-criminalité) effectuaient un contrôle lundi, vers 17 heures, dans le quartier du Bas-Vernet, un individu a soudain pris la fuite à leur approche. Rattrapé par les forces de l'ordre, l'homme, âgé de 29 ans, a alors opposé une vive résistance et a fait chuter un agent au sol. Lequel a été légèrement blessé.
Le suspect a finalement été interpellé. Il était en possession de 30 grammes de résine de cannabis dont il a reconnu être un consommateur régulier. A l'issue de sa garde à vue, il a été laissé libre en attendant sa convocation le 15 mars prochain devant le tribunal correctionnel de Perpignan où il devra répondre de détention de produits stupéfiants et de rébellion.

source : Midi Libre (06 janvier 2010)

dimanche 3 janvier 2010

Laon (02) : Délit de fuite et rébellion

La course-poursuite se termine par un caillassage

On a franchi un cap et frôlé le drame à plusieurs reprises. Les policiers ont pris en chasse un véhicule jusqu'au chemin d'Aulnois où ils ont dû faire face à des gens du voyage remontés à bloc.
«IL n'y a aucune zone de non droit à Laon. Le chemin d'Aulnois reste certes une zone sensible, un secteur difficile mais on fait notre travail de police partout sur notre zone de compétence. » Le capitaine Eric Conrard, chef des policiers en tenue du commissariat de Laon, ne mâchait pas ses mots hier soir, après qu'on ait appris qu'un énième incident entre gens du voyage et policiers s'était produit.
Il jette des bidons d'essence
Un message ferme surtout que cet officier de police souhaitait faire passer auprès de ceux et de celles qui pensent sans doute être au-dessus des lois, dans ce quartier laonnois. « Les deux individus en fuite sont d'ailleurs activement recherchés. »
Il faut remonter à lundi 19 heures pour comprendre l'enchaînement des faits qui va conduire à une demande de renforts auprès des gendarmes et à un policier blessé.
Trois policiers de la brigade anticriminalité (BAC) en patrouille décident de contrôler un véhicule utilitaire, C 15, qu'ils croisent sur la zone industrielle de Chambry.
Ce n'est pas l'attitude du conducteur qui les a interpellés mais parce qu'ils ont aperçu un passager accroupi dans la partie chargement alors que c'est interdit. Au lieu d'obtempérer, le conducteur accélère.
Une course-poursuite s'engage. Elle durera un bon quart d'heure. Le C 15 grille deux feux rouge, manque à plusieurs reprises de renverser des piétons et de provoquer un accident. Le passager arrière va jeter sur le véhicule de police plusieurs bidons de fioul pour tenter de distancer les policiers au cours de la fuite éperdue du trio.
Finalement, la fourgonnette s'engage, chemin d'Aulnois. Elle contourne l'aire d'accueil légale, emprunte le chemin vert et c'est là que la course-poursuite en voiture s'arrête. Le véhicule s'embourbe, 200 mètres plus loin à l'orée des caravanes installée illégalement. Débute alors la course à pied.
Les policiers pris à partie
Un des trois individus, celui qui se trouvait assis à l'arrière est rattrapé par les policiers tandis que les deux autres se réfugient dans le camp. Des policiers qui ont bien sûr, entre-temps, demandé du renfort. Deux patrouilles arrivent soit six hommes supplémentaires mais ils ne sont pas assez nombreux pour contenir l'ambiance électrique. Les gens du voyage sont remontés. « On a essuyé des jets multiples de cailloux, de pierres, de bouteilles, de cannettes, poursuit un policier. Ils ont mis en travers du chemin des poubelles pour nous empêcher de partir avec l'homme interpellé. On a entendu aussi des détonations. » Deux véhicules de police vont être amochés, - celle de la BAC : un pneu crevé et une vitre cassée -, ainsi qu'un autre véhicule de police secours. Les policiers pour assurer leur retraite en toute sécurité vont alors demander le renfort de la gendarmerie. C'est le PSIG de Laon qui va assurer le repli.
Au cours de l'interpellation de l'homme récalcitrant, un policier de la BAC a reçu un violent coup de coude dans la mâchoire, ce qui va lui faire perdre une dent.
Il est alors 19 h 30, lorsque l'homme interpellé, âgé de 28 ans, originaire de la communauté des gens du voyage, résidant illégalement chemin d'Aulnois, à côté de l'aire d'accueil, est placé en garde à vue, à son arrivée au commissariat. Un jeune fortement connu de la justice.
Si les policiers ont la certitude que les bidons d'essence retrouvés ont bien été volés, ils n'ont pas encore réussi à découvrir leur légitime propriétaire…
Quant au C15, abandonné lundi soir, dans le champ, près du campement des gens du voyage, totalement embourbé, il s'y trouvait toujours mardi au petit matin lorsque sous bonne escorte, divers relevés ont été effectués à l'intérieur, par les policiers. Le véhicule n'a pas été volé mais il est passé entre tellement de mains qu'il est difficile pour les enquêteurs de déterminer son actuel propriétaire. Hier soir, à l'issue de sa garde à vue, le jeune homme, a été relâché. Il est convoqué dans les prochains mois, au tribunal de Laon pour le seul chef de rébellion.

source : L'Union (30 décembre 2009)

Reims (51) : Il frappe un policier

Convoqué le 4 février 2010, ce Rémois de 29 ans devra expliquer à l'audience correctionnelle les raisons de ce déchaînement de violence qui l'on conduit à la barre.

Les faits remontent à la soirée du mardi 29 décembre.
Vers 23 heures, les policiers sont appelés rue Ponsardin à Reims. Un homme serait en train de menacer ses colocataires à l'aide d'un couteau.
Sur place, les fonctionnaires réussissent à se faire ouvrir la porte d'entrée de l'appartement mais les colocataires n'y sont déjà plus. En revanche, l'agresseur s'y trouve toujours mais aucune arme n'est découverte sur lui.
Fortement alcoolisé, son taux d'alcoolémie atteint 0,68 g/l, le Rémois devient violent et frappe l'un des policiers au ventre. Ce dernier parvient à esquiver un second coup. Maîtrisé, l'individu est conduit au commissariat où il est placé en garde à vue. Si ses colocataires n'ont pas souhaité déposer plainte, l'homme devra tout de même répondre de faits de violence sur agent de la force publique devant la Justice.

source : L'Union (3 janvier 2010)

vendredi 1 janvier 2010

Chessy (77) : Le policier renversé par des cambrioleurs est mort


Le brigadier-major Patrice Point avait été percuté dimanche par des voleurs en fuite. Son décès a provoqué l’indignation des différents syndicats de police. L’enquête se poursuit.

Tragique fin d’année pour la police nationale. Le policier de 51 ans, grièvement blessé dimanche après avoir été renversé par deux malfaiteurs en fuite à la suite d’un cambriolage à Montévrain (Seine-et-Marne), est décédé dans la nuit de mardi à mercredi, suscitant une vive émotion des syndicats de police.

Patrice Point, un major dont le fils est également policier, est décédé mercredi à 3 heures à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) où il avait été transporté dimanche par hélicoptère. Le policier avait été admis dans « un état très critique », selon les autorités.

Mercredi, le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, s’est rendu en fin de matinée au commissariat de Chessy (Seine-et-Marne) où était basé l’agent de police. Il s’est entretenu « avec la famille puis les collègues du brigadier-major Patrice Point en intervention dimanche avec lui » et a rencontré « l’ensemble des effectifs du commissariat pour s’associer à leur peine et partager leur douleur », a indiqué le ministère. Selon M. Hortefeux, l’enquête confiée à la direction régionale de la police judicaire de Versailles (Yvelines) « progressait », ajoutant que « les auteurs de ce crime gratuit et aveugle étaient passibles de la réclusion criminelle à perpétuité ».

source : France Soir (31 décembre 2009)

Sincères condoléances à sa famille, ses collègues du Commissariat de Chessy et ses proches.
La Police Nationale est encore une fois endeuillée.

lundi 30 novembre 2009

Laon (02) : Lors d'un banal contrôle routier, un policier grièvement blessé

En voulant se soustraire à un banal contrôle, un automobiliste a roulé sur un policier à Laon jeudi soir. Ce dernier est grièvement blessé.
C'EST décidément une année noire pour le commissariat de Laon. Jeudi soir, un des leurs a durement été touché dans sa chair alors qu'il ne faisait que son devoir. vendredi, ce policier de 35 ans avait été transféré au centre hospitalier des grands brûlés à Lille. Ses jours n'étaient pas, semble-t-il, en danger.
Il est environ 23 heures, jeudi, quand des hommes de police secours, travaillant la nuit, aperçoivent une Citroën Berlingo roulant dans la ville préfecture les phares éteints. Les fonctionnaires actionnent le gyrophare et la sirène pour que le conducteur s'arrête. Mais ce dernier continue de filer cependant, brûlant quelques stops au passage.
Arrivé à un feu tricolore au rouge, rue Fernard-Thuillard, l'automobiliste finit par s'immobiliser. Un des deux policiers qui le prenaient en chasse descend du véhicule et vient à pied à la hauteur de la portière du fuyard.
La porte du conducteur s'ouvre. Un dialogue semble s'engager entre le représentant des forces de l'ordre et l'automobiliste. Soudain cependant, la voiture recule brutalement. Le policier est déséquilibré par la portière et se retrouve coincé sous le véhicule. Le chauffeur va ainsi le traîner pendant une quinzaine de mètres avant apparemment de percuter une voiture en stationnement. Il s'immobilise de nouveau.

Solidarité

Le second policier intervient alors pour l'interpeller. Son collègue cependant est toujours coincé sous la voiture. Heureusement, des policiers de la brigade anticriminalité, appelés en renfort, arrivent. De même que des gendarmes de Crécy-sur-Serre qui passaient par là. Les militaires vont aussi prêter main-forte.
Soutenu par des passants, tout ce petit monde parvient à soulever le véhicule et à mettre fin au supplice du gardien de la paix, Christophe Vilpoux. « Il y a eu une vraie solidarité. Un passant a même ouvert la portière côté passager pour couper le contact de la voiture », précise Olivier Hussenet, procureur.
Qualification criminelle
Le policier, père de deux enfants, est transporté dans un état grave au centre hospitalier de Laon.
Il souffrirait d'un enfoncement de la cage thoracique et de brûlures au troisième degré, au niveau des bras, des cuisses et du ventre. On ne sait pas si ces brûlures sont dues à la roue ayant patiné sur lui ou au pot d'échappement.
Le conducteur, lui, a été placé en garde à vue. Agé de 52 ans, ce Laonnois présentait un taux d'1,7 g. Ce dernier n'a pas un passé de malfaiteur, ni de violent, mais il a déjà été condamné en 2008 pour une conduite en état d'ivresse.
Après son dégrisement, il a été entendu vendredi. Il aurait indiqué ne pas se rappeler ce qu'il s'était passé et ne pas comprendre pourquoi il avait fait cela. Sa garde à vue a été prolongée.
Les collègues du policier étaient bien sûr très affectés. « Il travaille au commissariat de Laon depuis quatre ans. C'est quelqu'un d'expérience, de calme et de pondéré. Il a des vraies qualités », a témoigné le commandant Jacques Portas, chef de circonscription, touché par les marques de soutien des gendarmes et des pompiers entre autres tout au long de la journée.

source : L'Union (29 novembre 2009)

vendredi 20 novembre 2009

Douai (59) : Encore trois policiers agressés en intervention

Les policiers douaisiens ont encore été victimes d'une agression dans le quartier de Dorignies.

« S'attaquer aux forces de police, c'est devenu banal ! », disait le secrétaire général de l'Union policière dans notre édition du 11 octobre. Comme l'après-midi du 7 octobre au cours duquel une fonctionnaire de police avait été molestée par un jeune majeur au cours d'un contrôle dans la rue des Trannois, trois policiers ont à nouveau été agressés, samedi, dans le même quartier de Dorignies.
La scène se passe dans la rue Jean-Jaurès, vers 15 h 30. Plusieurs personnes arborant un drapeau algérien (l'équipe de football d'Algérie jouait contre l'Égypte samedi soir) manifestent leurs élans de « supporters » en grimpant sur des voitures. Deux motards de la police sont dépêchés sur place pour tenter de rétablir le calme.
Doigt cassé
La situation s'envenime. Selon les services de police, les motards sont insultés et l'un d'entre eux est repoussé violemment. Des renforts de Sin-le-Noble sont mobilisés mais la tension ne retombe pas. Pire, deux autres policiers sont pris pour cible et victimes de coups. Finalement, trois policiers sont légèrement blessés (dont un souffre d'une fracture d'un doigt).
L'auteur présumé de l'agression a été interpellé sur le champ et placé en garde-à-vue. Poursuivi pour outrages et rébellion, il a été laissé libre avec une convocation devant le tribunal correctionnel en décembre

source : La Voix du Nord (19 novembre 2009)

Maubeuge (59) : des émeutiers se mêlent à la liesse des Algériens de Sous-le-Bois

À 21 h 45 mercredi, la fête avait pourtant bel air dans la rue d'Hautmont, où tout le monde s'étreignait en s'appelant « cousin » ou charriait le reporter sur l'ouverture du score irlandaise. Débutée vers 20 h 30, la célébration de la qualification de l'Algérie pour la Coupe du monde a finalement sombré dans le chaos.
00 h 30, jeudi. Les Parisiens baignent dans une obscurité glauque, trouée d'incendies. Des véhicules remplis de jeunes sont aux aguets. En face, les policiers en tenue de maintien de l'ordre, flash-ball en main, sont en rangs serrés. Les scènes de guérilla urbaine survenues à partir de 23 heures sont en train de prendre fin.
Les supporters ont quitté depuis bien longtemps la rue d'Hautmont traversée de monticules fumants, restes de poubelles embrasées. Les choses auraient dégénéré alors que la police et les sapeurs-pompiers voulaient intervenir sur un feu de poubelle. « Une bataille rangée », évoquera un sapeur-pompier d'expérience. « Ils voulaient manger du bleu », proteste un policier.
Les renforts de police, en provenance d'Aulnoye-Aymeries, Jeumont, Cambrai ou Valenciennes, sont tombés sous un feu nourri de canettes et de pierres.
Encombrants, bennes, tout ce qui se trouvait à portée de main a été catapulté au milieu de la rue. Les sapeurs-pompiers sont impuissants à intervenir sur des feux d'appartement et de voitures, à quelques mètres de là. Un policier est évacué, la visière de son casque ayant été explosée par un pavé. Il est blessé à la lèvre supérieure.
Il s'agit pour les forces de l'ordre de « regagner » les Parisiens. Une guérilla de positions, ainsi qu'elle a été décrite par plusieurs témoins, va permettre de faire reculer les assaillants vers le fond de la rue d'Hautmont. Le quartier est petit à petit bouclé de l'avenue du 19-Mars, dont le rond-point, gardé par les policiers municipaux, a été transformé en base de repli à la cité. Vers 2 h 30, le calme est définitivement revenu. Ainsi que l'heure de constater les dégâts.

source : La Voix du Nord (20 novembre 2009)

mercredi 18 novembre 2009

Lille (59) : Mordu, un policier tire au flashball sur deux molosses

Lundi vers 17 h, dans le quartier de Lille-Fives, une patrouille des Compagnies départementales d'intervention (CDI) observe une voiture au comportement bizarre. L'auto progresse en accélérant et freinant sans arrêt. Les policiers contrôlent son conducteur, un Fivois, et constatent qu'il n'a pas de permis de conduire. Apprenant qu'il va être emmené au commissariat, l'homme, âgé de 32 ans, prend alors la fuite à pied vers la rue Porret, dans la cité Lys où il réside.
Les policiers suivent en courant et le retrouvent à la porte de son domicile. Le fuyard, désirant apparemment entrer, ouvre : les deux molosses qui étaient à l'intérieur surgissent...
Morsures superficielles
Les chiens, croyant vraisemblablement leur maître menacé, se ruent sur les policiers et mordent l'un d'eux à la cuisse, à la fesse et au bras. Les policiers doivent tirer deux fois au flashball pour se dégager.
L'homme, qui n'a pas ordonné aux chiens d'attaquer, a néanmoins été interpellé et placé en garde à vue pour l'absence de permis de conduire. Le fonctionnaire mordu a été mis en arrêt de travail et a effectué des analyses au CHR. Les morsures sont superficielles.
Des prélèvements ont été envoyés à l'Institut Pasteur pour analyse. Une décision sera prise concernant le devenir des deux chiens, qui n'ont pas été blessés.

source : La Voix du Nord (18 novembre 2009)

mardi 10 novembre 2009

Nantes (44) : Deux policiers blessés lors d'une interpellation en centre-ville de Nantes

Deux policiers ont été blessés ce midi en centre-ville de Nantes.
La scène s’est jouée en quelques secondes, rue Contrescarpe.

Vers 13h30, deux policiers viennent contrôler un homme qui a posé des difficultés dans un magasin. Selon plusieurs témoins, l’homme leur fait face et en vient tout de suite aux mains. Les policiers tentent de le ceinturer. Il se débat, les frappe. Des insultes fusent. Les policiers parviennent à le coucher au sol et appellent des renforts. Mais l’homme se débat toujours. Des agents de surveillance de la voie publique (ASVP), qui assistaient à la scène, viennent prêter main-forte pour le maîtriser. Un policier municipal arrive aussi en courant pour les aider.

L’homme a été emmené au commissariat. Les deux policiers ont été transportés au CHU. L’un est sérieusement blessé au visage

source : Presse Océan (10 novembre 2009)

lundi 9 novembre 2009

Montpellier (34) : Rixe au parc expos - six policiers blessés samedi

« Nous ne sommes pas passés loin d'un drame » , commente Marjorie Ghizoli, la patronne de la sûreté départementale. Car samedi, pas moins de six policiers ont été blessés, dont un assez gravement, en marge du salon EquiSud, accueilli au parc des expositions, à Pérols. Tout commence vers 23 h 30 : un équipage de police secours est appelé à la suite d'un différend.
Un exposant a agressé son ex-compagne au couteau. Légèrement blessée, celle-ci est alors évacuée vers les urgences de la clinique du Millénaire. Puis, l'homme retourne au bar boire avec d'autres exposants.
Entre temps, les fonctionnaires arrivent et décident d'interpeller l'intéressé. Mais soudain, ils sont pris à partie par d'autres exposants.
L'auteur présumé du coup de couteau profite alors de la confusion pour
sortir une seconde lame et frapper l'un des policiers au niveau du cou .
Parallèlement, des renforts arrivent et parviennent, difficilement, à ramener le calme, puisqu'au final, six policiers, dont quatre de la brigade anticriminalité, sont blessés (fracture à une main, suspicion de fracture d'un coude, contusions multiples...) Finalement maîtrisé, l'auteur du double coup de lame, alcoolisé, a été placé en cellule de dégrisement puis en garde à vue. Tout comme cinq autres personnes ayant pris part à cette véritable bataille rangée. Résultat : une fois le calme revenu, la police a fait évacuer le salon avant l'heure.
Hier, l'auteur présumé des coups de couteau se trouvait toujours dans les locaux de police et aurait dit ne se souvenir de rien. Reste que ces violences risquent de coûter cher à ce Marseillais âgé de 45 ans.
Aujourd'hui, à l'issue de sa garde à vue, il devrait être déféré au parquet. Et le magistrat pourrait, par ailleurs, ouvrir une information judiciaire pour permettre un complément d'investigation.
Secrétaire régional d'Alliance police nationale, Franck Bérenguer, en appelle « à une justice sans complaisance. Nous avons ressenti un véritable émoi et une colère dans les rangs des forces de l'ordre confrontées a de plus en plus de violence chaque jour ».
De son côté, Bruno Bartocetti (Unité police-SGP) constate qu'« encore une fois, ces faits mettent en exergue la dangerosité de notre métier même si notre première réaction va à nos collègues blessés ».

source : Le Midi Libre (09 novembre 2009)