Bienvenue sur ce blog dont le but est de montrer la dangerosité du métier de Policier à travers des articles de presse, de vidéos et de diaporamas.

Plus de cinq mille d'entre eux sont blessés chaque année en service. Une tendance en hausse.

Aucune des missions auxquelles ils prennent part n'est sans risque.

De même, les militaires de la Gendarmerie Nationale et les agents des Douanes et des Polices Municipales sont soumis aux mêmes dangers. Désormais, le blog s'ouvre à ces autres composantes de la sécurité intérieure.




mardi 8 janvier 2008

Freyming-Merlebach (57) : Rencontre agitée police-jeunes

Vendredi soir à Freyming, une rencontre entre des jeunes et des policiers frôle, selon la justice l’émeute.
Hier, un Freymingeois et un Hombourgeois ont été condamné à de la prison ferme. Détenu depuis les faits, ils restent en détention


Vendredi 4 janvier, vers 23h, les policiers patrouillent à Freyming, rue de Romains, dans un véhicule banalisé. Arrivés à un rond point, leur progression est stoppée par la présence d’une voiture au milieu de la chaussée. Un des policiers descend de la voiture de service et demande aux jeunes gens de déplacer l’auto gênante. Selon le fonctionnaire, il est immédiatement gazé par un jeune et un autre harangue ses copains pour en découdre. Les deux jeunes s’enfuient en voiture. Une équipe de la BAC retrouve rapidement la voiture signalée, ses occupants sont interpellés. Les policiers de la 1re patrouille identifient Djamal Benabbas, 23 ans de Freyming et Belkacem Amrane, 22 ans de Hombourg – Haut, et les désignent comme les auteurs du gazage et du harangue et de la dégradation de la voiture banalisée. Lors de l’interpellation, selon la procédure, les deux jeunes se rebellent et l’un outrage une femme policier. « Des insultes raciales et à connotation sexuelle », relève le président.

démocratie

Jusqu’à la fin de l’audience, Belkacem maintient : « je n’ai rien à voir, j’ai rien fait, j’ai pas tapé sur les policiers, pas taper sur la voiture ». Il dit s’être sauvé parce qu’il a eu peur. « C’est sur qu’avec un casier comme vous avez, c’est pas triste », réplique le président, citant le casier judiciaire du Hombourgeois. Y figurent 5 condamnations dont 4 sanctionnant des violences.
Djamal de son côté reconnaît indirectement les insultes, dit avoir bu, exprime des regrets, nie avoir harangué ses copains et avoir lancé aux policiers « c’est moi le boss, ne les laissez pas me prendre, on va tout cramer !! ».
« Les faits sont graves et détestables. Une bombe lacrymogène a été sortie et M.Armane a visé la tête, les yeux du policier. Il y a eut la volonté de faire mal, de blesser. Les policiers sont tombés dans un guet apens » déclare le représentant du ministère public. Et de tancer : « les policiers ne sont pas là pour se faire taper dessus. Les policiers sont gardiens de notre démocratie. Sans eux, il n’y aurait plus de démocratie depuis longtemps. Les prévenus se sont crus au-dessus des lois ». Le procureur assure : « quoi qu’il se passe, les policiers retourneront dans les citées ».
Réquisition : 2 ans de prison dont un avec sursis à l’encontre de Belkacem Amrane, et 12 mois dont 4 avec sursis mise à l’épreuve de Djamal.
L’avocat de la défense plaide des relaxes pour certains faits, pointe « un dossier mal ficelé », et conseille au tribunal « de ne juger que sur le dossier ».
Le tribunal prononce : une peine de 1 an de prison révoque un an de sursis à l’encontre de Belkacem Amrane ; une peine de 12 mois de prison dont six avec sursis mise à l’épreuve pendant 2 ans à l’encontre de Djamal Benabbas. Les prévenus sont maintenus en prison. Leurs amis et leurs proches manifestent de l’incompréhension, dans la salle d’audience.

source : Le Républicain Lorrain (08 janvier 2007)

Le Creusot (71) : Avec 2,28 g/l d'alcool dans le sang, il se rebelle

Hier dans la nuit de dimanche à lundi, peu après minuit, une patrouille de police remarque qu'un automobiliste, qui circule rue des Martyrs de la Libération au Creusot, éprouve des difficultés à tenir sa droite. Ils l'arrêtent. L'alcootest s'avère positif mais le Creusotin ne souhaite pas suivre les fonctionnaires au commissariat. Il se rebelle et essaie de leur porter des coups. Conduit malgré tout à l'hôtel de police, il se soumettra à un éthylotest qui affichera un taux de 2,28 g/l d'alcool dans le sang. Le Creusotin a passé le reste de la nuit en cellule de dégrisement et a fait l'objet d'une suspension administrative du permis de conduire en attendant une convocation au tribunal, où il devra répondre de conduite sous l'emprise de l'alcool, d'outrage à agent et de rébellion.

source : Le Journal de Saône et Loire (08 janvier 2008)

Calais (62) : Huit mois de prison pour un Calaisien violent

Hier, deux Calaisiens du Beau-Marais étaient présentés devant le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer, en comparution immédiate. L’un d’eux, Thierry Boquel, devait répondre de violences volontaires aggravées sur des fonctionnaires de police commis ce mercredi.
En ce lendemain de fêtes, ces deux-là avaient visiblement l’intention de prolonger la noce. Ce mercredi 2 janvier, Thierry Boquel, 20 ans, et son comparse, âgé lui de 28 ans, ont beaucoup bu. Les deux Calaisiens trinquent à la nouvelle année, dehors, en sirotant une bouteille de whisky et de vodka. À la barre, le plus vieux reconnaît avoir conduit sous l’emprise de l’alcool, sans ceinture de sécurité. Quand les policiers l’ont interpellé en fin de journée, le Calaisien présentait 1,4 g d’alcool dans le sang.
Lors de son arrestation, Thierry Boquet, nettement plus éméché, se montre beaucoup moins coopérant. Il résiste, insulte les policiers qui tentent de l’interpeller. Dans la matinée, le jeune homme avait déjà aspergé de bombe lacrymogène une de ces voisines et ruait son voisin de coups de poing.
L’un des policiers calaisiens, présent à la barre, témoigne : « Il m’a donné un coup de genou à la pomme d’Adam. Aujourd’hui encore, je n’arrête pas de vomir. » Le jeune récidiviste, déjà condamné par le tribunal pour enfants en 2005 pour des faits similaires, en vient à menacer personnellement le policier. « Il m’a dit, droit dans les yeux : “Quand je sortirai, je te retrouverai toi et toute ta famille et je te tuerai.” »

«Déchaînement »

Les violences ne s’arrêtent pas là.
Le jeune homme, qui a perdu sa mère quelques mois auparavant, assène un agent de plusieurs coups de pied dans la colonne vertébrale. « Son état de santé est plus qu’inquiétant. Il est alité, sous morphine », ajoute maître Valérie Devos-Courtois, avocate de la partie civile.
Face à ce « déchaînement de violences », Thierry Boquel a été condamné à 14 mois d’incarcération à la prison de Longuenesse. dont 8 mois ferme. Le second s’en est sorti avec six mois de prison avec sursis et une suspension de permis de 7 mois.

source : La Voix du Nord (05 janvier 2008)

Toulouse (31) : Dix-huit mois ferme pour un cocktail Molotov lancé sur les CRS

Un garçon de 20 ans comparaissait hier pour des incidents à Bagatelle le soir du 30 novembre.

Un jeune homme de 20 ans, Charles Rieu Patay, a été lourdement condamné hier à dix-huit mois de prison ferme pour avoir jeté un cocktail Molotov sur un fourgon de CRS qui patrouillait dans le quartier Bagatelle, rue du Lot précisément, épicentre de violences urbaines récurrentes, dans la soirée du 30 novembre. L'audience avait été renvoyée une première fois et le jeune homme était, depuis, écroué. Ses amis sont venus nombreux à l'audience hier après-midi, une bonne vingtaine de jeunes qui ont assisté aux débats dans le calme. En fin de journée, le 30 novembre, deux épisodes avaient déjà opposé les CRS à des jeunes lorsque vers 21 h 30, un cocktail Molotov est jeté sur leur fourgon. Selon les CRS, Charles Rieu Patay le ramasse et le jette à son tour. Les policiers, qui l'ont contrôlé un peu plus tôt, connaissent son identité et c'est ainsi qu'il sera interpellé quelques jours plus tard. Hier, un CRS est venu redire qu'il reconnaissait le jeune homme. Dans sa veste Lacoste, le prévenu, un garçon sans emploi, déjà condamné par le passé, l'air juvénile, l'a écouté sans broncher. Ses dénégations et les deux témoins qu'il avait cités n'ont pas pesé lourd dans la balance. Le jeune homme expliquait qu'il avait passé la soirée dans un restaurant, La Marmite, à Saint-Michel. La condamnation est identique aux réquisitions du parquet.Son avocat, Me François Vintrou, a annoncé qu'il ferait appel.

source : La dépêche du Midi (08 janvier 2008)

lundi 7 janvier 2008

Marpent (59) : Scène de désespoir, un policier grièvement blessé

Lundi, à Marpent, un homme a perdu pied en apprenant que sa concubine voulait le quitter. Les policiers de Jeumont ont eu du mal à le maîtriser. L’un d’eux a été grièvement blessé.
Quand sa concubine est venue lundi à Marpent pour récupérer ses affaires et lui dire qu’elle le quittait, le prévenu a « pété les plombs », dixit son avocate Me Proust. Tristement furieux, il a répandu de l’essence dans la maison en disant qu’il voulait mourir. Paniquée, la femme a alerté les policiers. Quand ils sont arrivés, ils ont découvert cet homme de 26 ans assis dans son salon et ont tenté de discuter avec lui. Un instant, il les a suivis à l’extérieur avant de rentrer précipitamment dans sa maison. Un policier de Jeumont a essayé de bloquer la porte avec son pied et son bras. Mais aveuglé par son fol désespoir, cet homme, « inconnu pour des faits de violences », note la présidente, a claqué la porte vitrée. Le policier a été grièvement blessé au bras et à la main par les éclats de verre et a dû être opéré en urgence. « On ne sait pas quelles seront les séquelles », dit son avocat Me Lasson.

La procureure reconnaît que ces « violences ne sont pas forcément volontaires » et se réjouit « qu’il ait pris conscience de la gravité de son geste ». Elle demande 2 mois de prison sans mandat de dépôt.
Me Proust revient sur les drames qui ont émaillé la vie de son client et estime que « ce 31 décembre, il a pensé que sa vie était un désastre ». Elle met en doute le côté volontaire des violences. « Je ne voulais pas faire de mal, je voulais juste qu’on me laisse tranquille... », assure le prévenu. Huit mois de prison avec sursis.

source : La Voix du Nord (07 janvier 2008)

dimanche 6 janvier 2008

Verdun (55) : un mineur fonce sur la police

Un jeune de 16 ans, qui avait foncé à deux reprises sur les policiers qui tentaient de l'arrêter après l'avoir contrôlé à 105 km/h dans un quartier de Verdun (Meuse) où la vitesse est limitée à 30 km/h, a été mis en examen jeudi et placé sous contrôle judiciaire, a-t-on appris samedi de source policière. Le mineur, un membre de la communauté des gens du voyage d'Etain (Meuse) qui venait de fêter ses 16 ans en décembre, avait été flashé mercredi en fin de matinée sur une "longue ligne droite" du quartier populaire de la Cité Verte où la vitesse est limitée à 30 km/h, selon la même source. Un brigadier-chef lui fait alors signe de s'arrêter mais le conducteur, refusant d'obtempérer, accélère et fonce sur le policier, qui se blesse au genou en évitant le véhicule. Une tentative d'interpellation a lieu une heure plus tard dans un quartier voisin mais le jeune chauffard fonce cette fois sur le véhicule de police avant de prendre une nouvelle fois la fuite. Le mineur, qui conduisait la voiture de son père et rendait visite à sa petite amie, est finalement interpellé un peu plus tard puis placé en garde à vue, selon la même source policière. Défavorablement connu des services de police, il a été présenté jeudi après-midi à la justice. Il a été mis en examen pour mise en danger de la vie d'autrui, dégradation volontaire d'un véhicule de police et refus d'obtempérer, a-t-on ajouté. Placé sous contrôle judiciaire, il devrait comparaître ultérieurement devant un tribunal pour enfants, a-t-on indiqué.

source : france3.fr (05 janvier 2008)

samedi 5 janvier 2008

Colmar (68) suite : « Quand j'ai bu, faut pas me chercher ! »

Quatre policiers et du gaz lacrymogène avaient été nécessaires pour le maîtriser. Le jeune homme a été condamné hier à un an ferme pour avoir frappé deux fonctionnaires.
Compte tenu de son passé judiciaire et au titre des bonnes résolutions de l'année nouvelle, l'avocat des policiers Me Salichon aurait souhaité que Willy Rutil « se tienne à carreaux ». En fait de carreau, le locataire d'un des meublés de l'ancien hôtel du Cerf à Colmar a donné des coups dans une vitre du commissariat. Mais pas seulement.
Le jeune homme de 24 ans est apparu hier le bras droit en écharpe devant le tribunal correctionnel, une main fracturée à la suite de son accès de folie dans un autre hôtel, de police celui-là. Alertés pour des perturbateurs, les policiers sont intervenus dans la nuit du 2 au 3 janvier dans l'ancien hôtel du Cerf (DNA d'hier). Ils ont trouvé Willy Rutil « en état d'ivresse évident » selon la présidente.
C'est une fois au commissariat que tout s'est gâté. Le jeune homme a refusé d'intégrer la cellule de dégrisement, repoussé les policiers, saisi un sous-brigadier à la gorge, donné un coup de pied à un gardien de la paix... le tout avec la promesse : « Sales flics, j'ai une arme à la maison, je me souviendrai de vous ! »

Un mélange alcool-médicaments

Le prévenu se décrit « adorable à jeun » mais « faut pas me chercher quand j'ai bu ». Et il avait bu apéritif, bières, mousseux... « Vous vous souvenez de ces faits ? » interroge la présidente Pascale Dorion. « Non, même pas », réplique le prévenu. Le mélange de l'alcool avec des médicaments destinés à lutter... contre l'alcoolisme serait la cause de tout : « Ce mélange l'entraîne dans un comportement qu'il ne maîtrise plus », assure son avocat Me Gross. « Les policiers n'acceptent pas l'idée d'être pris pour des punching-ball par un poivrot », lance l'avocat des deux fonctionnaires blessés.
L'intéressé met son penchant pour la boisson sur le compte d'une enfance difficile. « Il a fallu quatre policiers et l'usage de gaz lacrymogène pour le maîtriser, tout ça à cause de problèmes d'enfance qui commence à nous coûter cher », dénonce le substitut Carine Greff. Elle rappelle : « Il compte sept condamnations, sept condamnations pour violences ». Des dix-huit mois ferme requis, le tribunal en a retenu douze, associés à huit mois avec sursis mise à l'épreuve pendant trois ans comportant notamment l'interdiction de détenir une arme.

source : Dernières Nouvelles d'Alsace (05 janvier 2008

Toulouse (31) : Bagarre après un vol à l'étalage

Trois policiers ont été blessés, mercredi matin, rue Saint-Rome, à Toulouse, après l'interpellation d'un individu qui venait de dérober des vêtements dans un magasin. Vers 11 h 40, le suspect sort d'une enseigne commerciale les mains pleines de marchandise croyant avoir réalisé la bonne affaire. Pas de chance, une patrouille de polic,e alertée, l'arrête peu après. L'individu se rebelle et agresse les forces de l'ordre. Finalement maîtrisé, le suspect est placé en garde à vue

source : La Dépêche du Midi (05 janvier 2008)

Et une mauvaise nouvelle ne venant jamais seul

Une canette échoue sur une patrouille

Une patrouille de police qui effectuait une ronde dans le quartier du Pont-Neuf, à Toulouse, hier vers 2 heures, a été la cible d'un jet de canette. Un type d'incident très fréquent dans les cités mais moins habituel au centre-ville. Les fonctionnaires ont stoppé leur véhicule et ont identifié un SDF à l'origine de l'incident. ce suspect était également en possession d'un couteau. Il a été conduit au commissariat central

vendredi 4 janvier 2008

Le Creusot (71) : Il tente d'écraser un Policier pour lui échapper

Le fonctionnaire de Police a fait usage de son arme en visant les pneus. L'homme a été interpellé. Le prévenu a été condamné à 10 mois de prison avec sursis et à une suspension du permis de conduire. Le parquet fera appel.

Il est environ 4 heures dans la nuit de mardi à mercredi quand un appel sur le 17 avertit le Commissariat de Police du Creusot qu'un homme est en train de casser une voiture, rue du Hoc dans le quartier de la Croix Menée au Creusot.
Immédiatement une voiture de la BAC (brigade anti criminalité) se rend sur place. Les deux fonctionnaires de Police, dans un premier temps, ne voient personne. L'un d'eux descend de la voiture et c'est alors que les Policiers remarquent un homme qui visiblement se cache dans une voiture.
Se sentant démasqué l'homme tente alors de s'échapper. Il n'hésite pas à foncer sur la voiture de Police qui, au prix d'une manoeuvre, évite la collision. Mais ce n'est pas fini, car le fuyard fonce alors sur le Policier qui était descendu de la voiture avec l'objectif de l'écraser. Le Policier se jette sur le trottoir et, se sentant en danger, fait usage de son arme en visant les pneus de la voiture et en touchant une roue. Ce qui n'empêche pas la voiture de s'enfuir dans les rues du Creusot, avec la voiture de Police à ses trousses.
La course-poursuite se termine dans une impasse, près de la cité Harfleur où l'homme abandonne son véhicule et prend la fuite en courant à pied. Il ne restera pas longtemps seul. A 6 heures du matin, les Policiers qui étaient parvenus à l'identifier l'interpellent à son domicile, dans le quartier des Acacias.
L'homme n'oppose aucune résistance. Il est placé en garde-à-vue où il reconnaît une tentative de vol à la roulotte dans une voiture dont la vitre avait été brisée. Cet homme, M. Saber Dib, 27 ans, a fait l'objet d'une présentation ce jeudi après-midi au Parquet de Chalon-sur-Saône, pour un jugement en comparution immédiate, dont le verdict devrait connu dans la soirée.
Une chose est certaine sans le professionnalisme et le sang froid des Policiers cette affaire aurait pu tourner au drame. Et en l'espèce il convient de souligner et de saluer la façon avec laquelle les fonctionnaires ont abordé et traité le problème. Il convient également de souligner qu'un réflexe citoyen avec un appel sur le 17, c'est-à-dire à Police Secours, a montré toute son efficacité dans la lutte de ce que l'on a coutume d'appeler la petite délinquance et qui, en l'occurrence s'apparente à de la grande délinquance. Car c'est bien de la grande délinquance que de vouloir attenter à la vie d'un fonctionnaire de Police.

10 mois de prison avec sursis

Le verdict est tombé en début de soirée. Le prévenu a été condamné à 10 mois de prison avec sursis et à 3 mois de suspension du permis de conduire. Xavier Moissenet, substitut du Procureur de la République de Chalon-sur-Saône, avait requis 10 mois de prison, dont 4 mois fermes, et une annulation du permis de conduire. Le magistrat a indiqué qu'il fera appel du verdict du TGI de Chalon-sur-Saône. «Il faut bien voir que cet individu a mis en danger la vie des policiers, mais aussi la vie d'autrui pas son acte et par sa conduite pour fuir les Policiers».

source : lecreusot.info (03 janvier 2008)

Mantes la Ville (78) suite : Prison ferme pour le forcené

DÉ-CHAÎ-NÉ. C'est l'adjectif qui colle le mieux à la peau d'Hocine. Hier, ce père de famille de 56 ans originaire de Mantes-la-Ville n'a eu de cesse de vociférer dans le box du tribunal avant d'adresser un magistral bras d'honneur au procureur de la République.

Ce dernier a requis trois ans d'emprisonnement et une interdiction de séjour de cinq ans dans le département et dans le Val-d'Oise à l'encontre du prévenu. Hocine a finalement été condamné à deux ans et huit mois de prison ferme. Avant de regagner sa cellule de Bois-d'Arcy, il a encore menacé de « mettre le feu » au tribunal... Le 31 décembre, l'homme s'en était pris à des policiers venus l'interpeller alors qu'il s'était retranché dans un cabanon situé dans le jardin de son pavillon. Vers 23 h 30, la femme du prévenu appelle la police : son mari menace de « tuer leurs enfants et de se donner la mort ensuite ». Condamné en juillet pour des faits de violence conjugale, Hocine ne veut rien entendre face aux policiers. Le prévenu brandit même un hachoir avant d'en porter un coup sur le torse d'un fonctionnaire. Ce dernier protégé par son gilet pare-balles n'est pas blessé. Littéralement fou de rage, l'homme se retranche dans son abri de fortune. Les forces de l'ordre tentent de le déloger en utilisant une grenade lacrymogène. En vain. Les agents utilisent ensuite à huit reprises leur flash-ball, mais, toujours aussi déchaîné, le prévenu perd son arme avant de s'emparer d'une tige de métal et de frapper un autre policier. Appelés en renfort, les policiers de la brigade anticriminalité (BAC) finissent par l'interpeller. Le forcené est ensuite maîtrisé à l'aide d'un Taser. « Moi, je n'avais pas d'arme ! éructe Hocine, le visage tuméfié après une interpellation difficile. J'avais une arme blanche. Les policiers n'avaient pas le droit de venir chez moi. Eux, en revanche, ils ont des armes efficaces ! Je n'étais pas agressif. » « Le jour des faits, aviez-vous bu ? » l'interroge la présidente, intriguée d'une telle violence. « Non, pas du tout. Je ne bois pas d'alcool, hurle le prévenu. Et puis je bois ce que je veux ! De toute façon, je vais faire un stage pour cramer tout ça ! » Examiné par un psychiatre, le prévenu a été décrit comme « fruste, impulsif et immature », mais responsable de ses actes.

source : Le Parisien (03 janvier 2008)